‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 6 sur 286 · Rccits de la captii'Ué, II, p. 251. — Cf. II · texte numérisé non relu

Rccits de la captii'Ué, II, p. 251. — Cf. II

18 OIUCINES DE LA LÉGENDE NAPOLEONIENNE.

ment que les souverains européens, clans leurs luttes intestines, pourraient croire utile de se donner un allié tel que lui, les Russes contre les Anglais ou les Anglais contre les Russes : ce qui, nous l'avons vu, n'avait rien d'absurde en soi.

De ces trois souverains, qu'espérait-il? Cela dépendait du moment, de la direction changeante de sa pensée : tantôt, c'était sa couronne et un rôle d'arbitre en Europe ', — ou simplement le pouvoir en France ■, — ou seulement la liberté, la permission d'habiter en Angleterre ', — moins encore, un changement de prison, un adoucissement à sa captivité, le rappel de sir Hudson Lowe *.

Mais faire parvenir des plaintes ou des offres à ces souverains n'était pas chose l'acile : la princesse Charlotte, du vivant de son père, ne pouvait rien, et toute lettre adressée par Napoléon au gouvernement anglais devait être lue par les ministres, ce qui suffisait pour tout arrêter. Les conditions étaient plus favorables pour entrer en relations avec Alexandre ou l'empereur d'Autriche : les commissaires envoyés par eux pouvaient servir d'agents diplomatiques. Mais Napoléon ayant

1. Mémorial de Sainte-Hélène, 18 avril 1816. — Journal de Gourgaud, 5 novembre 1815.

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