Id., IV
ss OUI Cl xi: s Di; i.a l e (; i; x » h napoléonienne.
l'eflet, (jui sont d'un avocat consommé. On craint tout d'abord, chez un historien, cette souplesse invenlixe dans le nianiement des idées cl des faits : et certes, il y a bien là quelque chose de foncier; mais il faut faire aussi la part de l'éducation et du milieu. Las Cases a travaillé quatre ans au Conseil d'Etat, il a dû prendre l'habitude des rapports, des discussions d'affaires, s'accoutumer h examiner les questions dans le détail et sous tous les aspects, à réfuter les objections, à être plausible. Et si nous sommes prévenus de prendre garde, nous verrons aussi cjue les très réelles c|ualités morales de Las Cases ont dû être de suffisants préservatifs contre cette indifférence qu'ont parfois les avocats à l'égard de la vérité.
Las Cases a eu deux éducations, et des deux il semble avoir profité : de son éducation d'ancien régime, il a gardé la culture générale, qui tout de suite a plu en lui à Napoléon. N'oublions pas qu'il a écrit V Atlas de Lesai^e'. Maitland, sur le
1. Quérard, qui est souvent médisant, prétend que Las Cases ne serait pas l'auteur de VAtlas, et qu'il l'aurait acheté à un prêtre anglais, français ou irlandais (Supercheries littéraires, t. II, p. 670). La pauvreté de Las Cases pendant l'émigration, et le fait qu'il a cherché dans VAlIas un gagne-pain, rendent l'affirmation peu vraisemblable. — D'autre part, la valeur de l'Atlas a été violemment attaquée par le généalogiste Nicolas Viton, dans une brochure publiée en 1813, qui y dénonce de multiples erreurs (Voir Bibliographie, 76). — Une noie de Las Cases, dans le Mémorandum de mes années, indique que cette attaque a pu être faite « en haine de ses opinions politiques ». En tout cas. Las Cases a pu se tromper dans quelques généalogies de mai-
Belléroplion, a remarqué que Napoléon aimait sa conversation. Et Napoléon lui-même le disait à ?tIonlholon'. Gourgaud l'appréciait-, avant que la jalousie lui ait tourné la tète; Planât de la Faye témoigne de ses qualités d'esprit'. Napoléon trouvait en lui, avec la distraction d'une conversation agréable, ces connaissances précises qu'il aimait à rencontrer dans son entourage, et qu'il s'assimilait par ses rapides interrogations. Avec cette culture. Las Cases avait l'agrément de l'homme du monde et du gentilhomme, de l'esprit à l'occasion : madame Bertrand, mondaine et spirituelle, regretta vivement son départ et les bonnes conversations où il brillait*. Planât a remarqué en lui « une imagination jeune et vive » que l'on retrouve en effet dans le Mémorial. Il conte de façon leste et vivante ^ Il a des trouvailles de style. Pour exprimer que les exilés de Sainte-Hélène, issus de mondes très différents,
sons allemandes au moyen Ji^e, et cependant tirer de ses études pour la confection de VAttas un réel profit.