‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 60 sur 286 · Becits de la captivité, I · texte numérisé non relu

Becits de la captivité, I

2. « Il serait bon à la tùte du calnnet; c'est un homme instruit qui remplacerait M. de Bassano », dit Gour>caud, consulté par Napoléon sur ce qu'on pourrait faire de Las Cases (5 juillet 1815).

.3. Lettre du 2G juin 1815 (Bibliographie. 111).

4. Lettre de Bertrand à Las Cases, du 27 juillet 1817 (B.jl/. 201 19, p. 142).

5. Comparer son récit de l'ariivée de Napoléon au siège de Toulon (l"-6 septembre 1815) avec celui de Napoléon dans ses Mémoires. Le contraste est instructif. Las Cases veut intéresser le lecteur, Napoléon se croit tenu à la « gravité de Ihistoire ii.

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pourvus (.récliic;ilii)iis très inégales, ne s'entendaient pas très bien, il écrit : « Aussi, formions-nous masse h Long\vood plutôt par encerclure que par cohésion' ». Ces petites querelles, il les appelle pittoresquement des « piquasseries ' », et c'est par là que le serviteur dévoué de Napoléon se retrouve homme d'ancien régime.

Mais le marquis de Las Cases, devenu comte d'Empire et chambellan de Sa Majesté Impériale, a été quatre ans maître des requêtes au Conseil d'Etat, et, chargé de trois missions importantes, il a reçu une seconde éducation, toute d'action, qui a fait de lui un administrateur de mérite. Peut-être Las Cases s'est-il exagéré ce mérite ; et l'on a un peu envie de sourire, quand on voit Napoléon à Sainte-Hélène dire à Las Cases — un peu tard — qu'il lui aurait confié de hauts postes, n'eût été la jalousie de ses ministres, et en particulier de Decrès, pourtant ami de Las Cases '. Les mêmes indications se retrouvent, précisées, dans les notes manuscrites de Las Cases, sous le titre : Occasions de fortune perdues^. Après sa mission en Hollande, il a failli être nommé à la préfecture maritime de Toulon : c'est Decrès qui s'y opposa,

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