‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 7 sur 286 · Gourgaud, 9 octobre 1817, — 1" janvier · texte numérisé non relu

Gourgaud, 9 octobre 1817, — 1" janvier

refusé de les recevoir en leur qualité officielle ', et sir Hudson Lowe s'étant opposé à ce qu'il les vît comme simples particuliers, les négociations se trouvèrent singulièrement gênées. Elles eurent lieu pourtant, par l'intermédiaire de Montholon et deGourgaud, Bertrand ne voulant pas se compromettre. Avec le baron de Sturmer, l'insuccès fut complet : ce diplomate terne et timoré se déroba à toutes les avances, semblant considérer Napoléon comme un excommunié au contact dangereux ^. Avec le comte de Balmain, intelligent, souple, sans préjugés, que sir Hudson Lowe et les autres commissaires trouvaient presque révolutionnaire, et à qui sa cour avait laissé plus de latitude, les rapports furent plus fréquents et plus intéressants. Trouvant dans ces conversations avec Montholon et Gourgaud des informations dont il pouvait nourrir ses rapports h Pétersbourg, il les rechercha, ne craignant pas de témoigner de la sympathie aux exilés, de leur donner de l'eau bénite de cour, de leur laisser de vagues espérances, dont l'impatience et l'imagination des captifs faisaient aussitôt des certitudes. Il faut, semble-t-il, attribuer à ces rapports avec Balmain le départ (en 1818) de Gourgaud, chargé

1. Cette qualité officielle résultait du traité du 2 août 1813 entre les puissances, qui faisait de Napoléon le prisonnier de l'Europe, et qu'il ne voulait pas reconnaître.

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