décembre 1810, etc
9'i oiiiuixES i>i; LA i.i;(;i;m)K x apolkox i iînne.
C'est donc un lionune iiitelli<^ont et ciilli\(-, un peu superficiel peut-être ; une nature sensible et loynle, trop portée peut-être h tirer de sa sensibilité des effets oratoires et de ses capacités inventives une trop abondante copie. Tel tjuel, il s'annonce comme un témoin sérieux par son esprit et son caractère. Un point reste cependant ii examiner : ses intentions en venant h Sainte-Hélène, ses sentiments pour Napoléon.
Le chancelier Pasquier, dans ses Mémoires ', se demande comment Las Cases, émigré très royaliste à son retour d'Angleterre en 1802, avait changé d'opinion au point de vouloir accompagner Napoléon à Sainte-Hélène. La longue fidélité de Las Cases à la monarchie déchue et son enthousiasme pour l'Empereur tombé, étaient faits pour surprendre également l'homme qui ne servit jamais trop longtemps les régimes condamnés. Je crois qu'à considérer la masse des émigrés rentrés, il faut admirer plutôt la lenteur et la discrétion avec laquelle Las Cases a accompli son évolution. Combien, parmi ses pareils, ont attendu 1809 pour se rallier nettement? Il nous explique, dans le Préambule du Mémorial, les motifs de sa conversion h l'Empire. En y ajoutant l'ambition légitime de jouer un rôle dans l'Etat, je ne vois point de