X., Économie domestique (Bibliothèque du culti- Ttteur
» Voyages de Gulliver^ 2 toI. (Bibliothèque nationale).
» Histoire de Charles XII y 2 vol. (idem). Plus 52 volumes, à répartir cnlre les communes, of« lerts par M. Emile Boissière.
De nouvelles souscriptions ont été annoncées aux séances du Comité, savoir :
Le 16 décembre
MM. Jean-Jacques Bourcart, Instruction élémentaire (50 ex.).
Emile Perrin, Les Bluets.
Ernest Bourdin, Atlas primaire du Haut-Rhin.
Léon Baumgartner. Travaux des champs (Biblio* thèque du cultivateur).
Charles Krœber, Culture générale (idem).
J. J. Blech, Fermage (idem).
Jules Degermann, Sol et engrais (idem).
Emile Degermann, Mctayage (idem).
Gustave Dietsch, Fumiers de ferme et composts. (Bibliothèque du cultivateur).
Fritz Hartouinn, Animaux domestiques (idem).
Gilardoni, Basse-cour, pigeons et lapins {id^m).
Risler-Kestner, Comptabilité ei géométrie agricoles (idem).
nibles, et je ne crains pas de vous faire un second appel à Peffet de renouveler ce fonds d'encouragement^ qui a été d'un grand secours pour déterminer les communes rurales à se donner des bibliothèques. Cette preuve de dévouement
Jung, Le Vétérinaire des campagnes, Mathias Risler, Cours d'agriculture (30 ex.). Plus de 52 volumes offerts par M. Liblin.
Le 13 janvier
MM. Jules Gros, Madame Thérèse:
Jean Macé, Un chapitre du catéchisme de t'ou" vrier allemand (Schulze-Delitsch).
La Loge La Parfaite Harmonie^ Mulhouse, Races bovines (Bibliothèque du cultivateur).
» Construc»
tien et mécanique agricoles (idem).
Le 10 février
M. Auguste Dollfus, Mémoires d'Antoine, d'Ant. Rondelet.
Le 9 mars
MM. Frantz, Poésies allemaniques de Hebel.
Zûrcher, Phénomènes de l'atmosphère, (bibliothèque utile).
MargoUé. Phénomènes de la mer, (bibliothèque utile).
Le 13 avril
M. Scheurer-Kestner, Les classes ouvrières (Schulze- Delitsck).
Le 13 juiUet M. Charles Kestner. La case de l'oncle Tom.
Il ne reste aujourd'hui que cinq primes dispoefieciif donnée à Pinstitution par tant d'hommes honorables, dont beaucoup sont bien connus dans le département, a contribué peut-être autant que Tappât des livres, à faire cesser les dernières hésitations.
La Société, qui n'achète pas de livres, ne pour-» rait pas renouveler ce fonds elle-même. Pourtant à son défaut, il lui reste un encouragement possible auquel elle a eu recours pour les communes qui se sont distinguées en donnant l'exemple aux autres, et qui avaient déjà des bibliothèques avant le 29 novembre 1863. Il a été ouvert à chacune un crédit de 50 fr., qu'elles ont utilisé à leur convenance en adressant au président une commande de livres pour somme égale.
Ces communes sont au nombre de 7 : elles n'ont pas fait une grande brèche au budget de la société. Le rapport dont M. Charles Thierry-Mieg va vous donner lecture tout à l'heure vous fera voir combien le comité a été ménager des fonds dont la gestion lui avait été conflée. Il a tenu en premier lieu, et je n'ai pas à l'en justifier dans une assemblée d'hommes aussi rompus aux affaires, il a tenu à tâter d'abord le terrain, à ne pas s'engager à la légère dans une voie de dépenses où l'on pouvait courir le hasard d'être obligé de s'arrêter, au risque d'exciter des jalousies et des mécontentements. Ensuite, et c'était là sa grande raison, il importait, au début d'une œuvre toute nouvelle, de ne pas l'improviser l'argent à la main, et de ne pas semer trop largement sur uq
terrain non encore préparé. Le comité était rhomme d^affaires des communes. Il n^était pas, et ne voulait pas être leur Providence. Aide^loi^ le ciel i* aidera est une devise qu^on devrait graver sur la porte de toutes les mairies. Aujourd'hui que répreuve est faite, et que les résultats obtenus sont suffisants pour donner confiance à rinitiative individuelle, nous pouvons être plus larges avec ceux qui se sont aidés, et qui s'aideront, et nous ne serons jamais embarrassés, croyez-le bien, pour employer utilement les fonds de la Société. Nous comptons d'ailleurs donner une publicité plus grande aux comptes rendus de nos séances, maintenant que notre œuvre a pris corps et qu'elle devient plus intéressante. A partir du mois prochain, ils seront envoyés régulièrement à tous les membres de la Société. Nous voulons aussi les adresser aux hommes que notre exemple a piqués d'honneur, et qui se remuent déjà sur vingt points de la France pour faire chez eux ce que nous avons fait chez nous.
Cest là, en effet, Messieurs, et je ne saurais mieux terminer cet exposé de situation de la Société, c'est là ce qui lui donne une importance véritablement sérieuse. Les résultats obtenus sur place par votre initiative suffiraient déjà à constater sa portée ; mais l'effet moral qu'elle a produit au-dehors est d'une portée bien plus grande encore. Vous avez posé devant le pays la question des bibliothèques communales, posé de la seule manière qui compte, en vous mettant à l'œuvre. Yqtre Société est devenue un centre
auquel on s^adresse de tous les côtés pour se
renseigner et sHnspirer. M. Klenck qui, avec le
titre modeste de secrétaire-adjoint, porte à la
l fois le poids du service du département et celui
f de la correspondance extérieure, M. Klenck
' pourrait vous dire combien de lettres arrivent
à votre président de gens qui demandent à vous
imiter.
Cette ville que tant d^institu tiens déjà plaçaient sur ritinéraire des touristes de Péconomie sociale, compte aujourd'hui une institution de plus à leur montrer; elle peut inscrire une ligne de plus sur la liste des services qu'elle a rendus déjà à sa patrie d'adoption. Le plus grand de tous sans contredit, c'est de lui donner l'exemple de la virilité, et de la marche en avant calme et raisonnée, sans autre point d'appui que ses propres jambes. Il appartenait à Mulhouse, l'ancienne ville libre, qui en devenant française de I. cœur, a gardé religieusement les traditions de
sa vie d'autrefois, de rendre à la France, en sage et mâle exemple, ce qu'elle en a reçu en prospérité, et de lui enseigner comment on arrive loyalement et sûrement aux progrés sociaux, non pas en les demandant^ soit aux gouvernements, soit aux révolutions, mais en les faisant soi-même — non pas par l'aumône, mais par le travail.
M. Charles Thierry-Mieg, secrétaire de la Société :
Messieurs,
Comme vous le savez, sans doute, nous ne disposons que de faibles moyens pécuniaires, eu égard à la grandeur de Tentrcprise que nous avons commencée pour Tinstruction du peuple.
■ Nous n^avons d^autres ressources que la faible cotisation de 5 fr. qui est versée par chaque membre de la Société, et les dons en livres ou en argent qu'on veut bien nous faire.
Aussi avons-nous dû administrer nos finances avec la plus sévère économie, afin de ne pas être pris trop au dépourvu par les développements futurs que nos travaux pourront prendre. Dans une œuvre de ce genre, aussi nouvelle dans la sympathie publique que dans son cercle d'activité, il faut, tout en veillant au présent, songer à l'avenir, se mettre en garde contre les illusions, prévoir que le concours du public et les recettes pourraient diminuer, tandis que les dépenses tendront toujours à augmenter, surtout si la création des Bibliothèques prenait un certain accroissement, comme tout nous porte à Pespérer.
Aussi avons-nous dû nous ménager un excédant de recettes, et fort heureusement nous sommes parvenus, sur un budget d'environ 6000 fr., à en conserver en caisse plus de 2000, qui nous permettront de commencer avec courage l'année 1865, sans craindre d'être arrêtés dès le début par le manque de ressources.
DES BIBLIOTHÈQUES COBfBfUNÂLES DU HAUT-RHIN 183
Nous espérons d^aîUeurs que les rësultatg obtenus par notre société, quoique encore bien audessous de nos désirs, témoigneront cependant qu'ail y a quelque chose à faire dans le champ de travail que nous exploitons ; et nous comptons sur votre sympathie et sur vos souscriptions annuelles pour donner à notre Société un appui solide, et une extension en rapport avec la grandeur de la tâche qu'elle a entrepris d'accomplir.
Nos dépenses ont été de 3630 fr., dont A3â fr. 80 c. pour frais de bureau, impression de comptes rendus, frais divers ; et 37 fr. 70 c. pour ports de livres boniflés par nous aux communes.
Nous avons fourni à ces dernières des livres pour une somme de 2403 fr. 65 c, dont 1732 fr. 50 c, ont été donnés par les communes elles-mêmes ; 59 fr. 20 c. par des particuliers généreux, et 611 fr. 95 c. par notre société comme primes d'encouragement aux bibliothèques les plus méritantes. 400 fr. sont distribués en primes aux bibliothécaires couronnés aujourd'hui, avec les médailles, dont le prix s'est élevé à 265 fr. 85 c.
Enfin 100 fr. ont été donnés à la Société Franklin comme témoignage de sympathie envers une société qui, travaillant au même but que nous, pourra par sa situation centrale à Paris, et par la haute position de ceux qui la dirigent, faire un grand bien en France, et contribuer à la création dans les départements de sociétés semblables ù la nôtre.
Nos recettes se sont élevées à 6289 fr. 05 Les cotisations ont produit 4315 fr. ; nous avons reçu 140 fr. de dons en argent, destines en partie à être donnés en primes à des bibliothèques ; les communes intéressées nous ont versé 1658 fr. 05 et nous en doivent encore 74 fr. 45 Enfin les sommes placées par nous ont rapporté un intérêt de 101 fr. 55.
Ajoutons que si notre société n^a dépensé par elle-même que 2403 fr. 65 en livres, la somme dépensée réellement, depuis un an qu^elle existe, a été bien plus considérable ; car outre les dons en argent mentionnés ci-dessus, nous avons reçu en nature et distribué comme primes aux 26 premières bibliothèque^ crééesdes livres (près de 50 ouvrages chaque fois par 26 exemplaires) valant une somme de plus de 1000 fr.
Enfin plusieurs bibliothèques ont fait leurs achats directement, sans passer par notre intermédiaire, et beaucoup de dons de livres ont aussi été faits de la même manière. .
Nous pouvons donc estimer que depuis Pexisience de notre Société, les bibliothèques créées dans le Haut-Rhin ont absorbé des livres pour une somme qui dépasse au moins 6000 fr., et comme preuve que la fondation d^une bibliothèque communale n^est pas une chose bien coûteuse, nous ferons remarquer que pour la grande majorité des bibliothèques créées, la dépense n^a pas excédé une centaine de francs, dont en général une nïoitié a été fournie par la commune, et Pautre soit directement par notre
DES BBUOTHÈQUES COMMUNALES DU HÉUT-RHIN 185
Société, soit par des donateurs à qui nous avons servi d^intermédiaires.
Recettes
Cotisations de 5 fr. payées par 864 souscripteurs . 4.319 »
Dons 140 *
Sommes versées par les communes pour achats de livres par Tintermédiaire de la Société 1.658 05
Sommes encore dues par les communes pour le même objet 74 45
Intérêts des capitaux échus au 31 octobre 1864 101 55
Total. . . 6.289 05 Dépenses
Frais de bureau, impression de comptesrendus, frais divers 422 80
Achats de livres par Tintermédiaire de la Société au nom fr. c. des communes 1.732 50
Achats par la société elle-même & titre de primes pour les bibliothèques les plus méritantes. 611 95
Achats par Tintermédiaire de la Société au nom de plusieurs donateurs 59 20 2.403 65
Témoignage de sympathie accordé à la société Franklin 100 »
7 primes de 50 fr. et 2 de 25 aux bibliothécaires couronnés 400 »
Frais de médaUles 265 85
Ports de livres payés par la société et bonifiés aux communes 37 70
Total. • . . 3.630 »
Reste en caisse 2.659 05
Aux termes des statuts de la Société, le Comité devait se renouveler à la séance annuelle par tiers, tiré au sort.
Le sort consulté dans la séance du 12 octobre y ajait mis de la malice. Les membres sortants étaient ;
MM' Jean DoUfus,
Charles Thierry-Mieg,
Klenck,
Jean-Jacques Bourcart,
Bader,
Fritz Hartmann^
Jules Gros,
De Peyerimhoff,
Aucun de ces Messieurs n^ayant manifesté Pintention de profiter de sa libération, ils ont été réélus tous ensemble par un seul vote una-^ nime.
M. Jean Dollfus a proclainé ensuite les noms des bibliothécaires jugés dignes des récompenses de la société :
En voici la liste :
MÉDAILLE D'ARGENT Beblenheim^ M. Schmidt, instituteur.