Sous la direction de M. Karmarsch, directeur
de TEcole polytechnique» . il 8*est formé une association qui, depuis quatre ans à peu près, a fourni de petites bibliothèques populaires, à vingt localités qui n'en avaient pas.
4. Notre province compte à peu près 40 associations ouvrières (Arbeiter^vereine), dont toutes celles qui sont fondées sur les principes de Schultze- Delitsch font donner, des cours à leurs membres. Le nombre de ces derniers Cercles monte à 24, avec presque 3000 membres. Le Cercle central est dans la capitale. Il a actuellement 750 membres, et le Cercle lassalien en a environ 500. Deux autres Cercles d'ouvriers, Tun protestant, Tautre catliolique, en ont chacun une centaine. Ceux-lét sont entièrement sous la direction ecclésiastique.
Le Cercle Schultze-Delitsch de Hanovre a une bibliothèque de 2 à 3000 volumes, et quoique beaucoup de leçons soient données gratis, il dépense 6 à 700 thalers par an pour des honoraires de maîtres. Il a ouvert une école pour les enfants de ses membres, qui y reçoivent des leçons d'écriture, de dessin et de calcul, de 6 à 7 heures du soir.
Vous voyez que nous autres Hanovriens, quoique nous ayons Tinstruction obligatoire, nous avons aussi nos cercles à nous, et je puis vous dire : Nous acceptons cordialement la mam fraternelle que vous nous tendez.
J^ai reproduit dans la première partie de ce Bulletin la lettre de M. Edouard Pfeiffer, le président de V Union des Arbeiler Vereine du Wurtemberg^ qui donne de précieux détails sur ces admirables institutions, les meilleurs cercles possibles d^une Ligue de T Enseignement, et qui en portent môme le nom ; car Ligue se traduirait par Verein en allemand. Elles constituent, sur une échelle dont notre Ligue est encore loin d^approcher, la véritable Ligue allemande, orga-
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nisée justement sur le plan que j^ai proposé, il y a deux ans, et sans grand mérite, car je le lui ai emprunté: des sociétés indépendantes, envoyant leurs représentants à des Congrès annuels, dans lesquels une agence centrale vient rendre ses comptes de gestion. Le tout, sans créer le moindre embarras* aux gouvcrnemento qui ne s^occupent de ces congrès que pour leur envoyer des félicitations : je le sais par celui de Stuttgardt, auquel j^assistais en 1865.
J^ai eu Toccasion de visiter au mois d'^avril un de ces Cercles ouvriers à Lœrrach, dans le grand duché de Bade. Il est installé au large dans le même bâtiment (1) que la Société de consommation, dont le personnel a servi cette fois à en
(1) Ce bâtiment est compris dans les constructions de la cité ouvrière de Lœrrach dont M. Imbach, le directeur de la fabrique d'impression sur étoffes, une des plus importaotes de l'Europe, s'est fait à la fois l'architecte et l'entrepreneur, sur un plan qui mérite d'être connu. Le futur propriétaire n'achète que le terrain et commande lui-même à crédit les détails de sa maison, dans les conditions du type d'ensemble d'après lequel a été établi le prix général de grosse construction.
M. Steinheil, le maire de Rotbau, a imaginé un système meilleur encore, là où il se trouve applicable, qui fonctionne chez lui depuis une dizaine d'années, et qu'il exposait dernièrement au congrès de patrons réunis à Bonn. La caisse de secours mutuels des ouvriers de la fabrique se trouve disposer, grâce aux subventions des patrons, d'un capital de 30 à 40.000 fr., sur lequel on ouvre aux ouvriers des crédits, remboursables par annuités, qui leur permettent de se bâtir eux-mêmes leur maison comme ils Tentendent. U faut dire que Rothau est un gros village des Vosges, où l'ouvrier est en même temps paysan.
former le premier noyau, contrairement aux habitudes dWigine en Allemagne, où la plupart des sociétés coopératives sont sorties, des Arbei^ ter-Vereine.C&sXeïi somme, le Cercle bourgeois que possède presque toutes nos petites villes de province, avec une salle de bibliothèque qui ne se trouve pas toujours dans Tautre, et des salles de cours qui ne s'y trouvent jamais. Le vin qui se consomme dans la salle de conversation est fourni par la Société voisine de consommation, et le bénéfice réalisé sur la vente est affecté au fonds de rétribution des maîtres engagés par le Cercle pour venir y donner des leçons régulières, sans préjudice des contérences bénévoles que peuvent y faire les amis de Pinstitution.
Cet appui donné ici à Finstruction par la coopération est d'un usage général en Allemagne, où c'est, du reste, un appui mutuel.
M. Edouard PfeifTer m'écrivait, de Rome, au commencement de cette année :
Notre mouvement en Allemagne est en très bonne voie. Nos associations gagnent de plus en plus de terrain. Celle de Stuttgardt, que vous connaissez, compte maintenant plus de 600 membres, et notre Société de consommation en aura bientôt
Le meilleur de tous les systèmes, en fait de maisons d'ouTriers, a été trouvé par les ouvriers allemands, qui se constituent d'euxHnémes en Sociétés de conslruction, et s'arrangent entre eux pour se donner des maisons les uns après les autres. Ces sociétés-là ne se forment guéres, c*est facile à comprendre, que dans le personnel des Aràeiter Vereine, et noijis les verrons assurément se former aussi chez nous quand TinsUtution des cercles ouvriers aura pris racine en France.
2000. Vous savez que cette Société consacre un huitième de ses bénéfices à des œuvres dlnstruction, et l^année dernière nous avons pu disposer ainsi de 500Q francs, les profits de la Société de consommation ayant été de plus de 40.000 fr.
Il résulte évidemment de tout cela que s''il n^est pas question d^une Ligue de TEnseigne* ment en Allemagne, c^est qu^elle existe déjà, et depuis longtemps, et plus active que partout ailleurs-, je puis bien ajouter: conçue dans le même esprit que les autres, appelée forcément, par la conformité de tendances, à fraterniser avec elles.
Le D^ Lette, cet éminent citoyen que PAUemagne vient de perdre, me le disait, il y a trois ans, en m^annonçant, de Berlin, Fenvoi des publications du CentraIrVerein (ligue centrale) ptAtr le bien des classes ouvrières en Prusse^ dont il était le président :
Vous pourrez vous convaincre en les lisant, et cela du reste ne pouvait faire doute pour vous, que, de chaque côté de nos frontières, un grand nom* bre d'hommes sont en parfaite communauté dldées pour tout ce qui s'entreprend au profit du peuple spécialement, de la nation tout entière par contrecoup.
LMnstiiutioa des Cercles ouvriers a été inaugurée dans le Danemark en 1860. M. Rimestad, le principal fondateur et le président de VAssodation de 1860 des ouvriers de CopenhcLgxie^ laquelle s^est fait un nom de sa date, a bien voulu, sur ma prière, écrire en français Phistoire de sa Société, et, avec un oubli de lui-même qui commande le respect, il Ta laissé imprimer à Pusage de nos Cercles (1), bravant, pour être utile, les pièges d^une langue qui n^est pas la sienne. 11 me permettra de donner à quelques passages de ce travail une publicité plus grande que celle qu^il avait affrontée, sans toucher presque à son français, dont les étrangetés sont pour moi un exemple bon à mettre sous les yeux de ceux qui, ayant à se produire utilement, se laissent terrifier par la perspective d'une moquerie possible.
Dès le commencement, l'association avait le bonheur que des concitoyens distingués entrèrent, et dans la direction et dans la représentation, et que plusieurs des talents les plus éminents, sous le point de vue esthétique et scientifîque, offrirent leur assistance à Tassociation. Ainsi, son activité grandissait avec une vitesse extraordinaire, et aussi Testime dont elle jouissait dans la classe ouvrière et hors d'elle, et par conséquent, le nombre de ses membres. Au bout de trois mois, elle
(1) La brochure de M. Rimestad a été imprimée aux frais de F Association de 1860. Elle va être envoyée à tous nos Cercles, et je réclame, en retour, de ceux qui ont commencé la publication de leur Bulletin, son eiiToi au Cercle de Copenhague.
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comptait 2000 membres, et, un an après, elle en avait 3000. Le nombre a varié pendant les neuf années passées; pendant un semestre il est tombé jusqu'à 2100» et deux fois, à des temps très-agités, il a dépassé 3000. En terme moyen, Tassociation a compté un nombre d'environ 2500 membres par an, duquel nombre les trois quarts sont ouvriers ou artisans dans le sens strict de ces mots, et le reste est composé de citoyens dans les positions les plus différentes, des seigneurs de terres les plus grands, comme des plus riches négociants et des domestiques.
L'enseignement commença immédiatement
après l'organisation de l'association, et depuis, il a été conduit avec une force toujours grandissante. En terme moyen, il y a eu 11 cours chaque hiver c'est-à-dire dès le 1^' octobre jusqu'au 30 avril, et il a été pris par les membres, en terme moyen, 360 billets d'enseignement par an. Les matières d'enseignement ont été : le Danois, le Suédois, TÂnglais, le Français, l'Allemand, l'écriture, le calcul, les mathématiques et la physique. Dans quelques matières, comme dans l'Anglais, il y a eu deux ou trois cours à la fois. Les professeurs enseignent gratuitement ; les élèves payent 6 centimes pour chaque heure.
Au commencement de 1861 on conçut le projet d'instituer une bibliothèque pour tout le peuple et surtout pour le bas peuple. Des talents éminents et estimés se réunirent à ceux de l'association ; et celle-ci fixa une somme assez grande à cet égard. Elle dépense chaque année environ 2230 ft*ancs à Tacquisition et à la reliure des livres, et en outre elle paie un bibliothécaire. La bibliothèque coixiprend actuellement environ 6000 volumes. Le prêt se fait 4 fois par semaine le soir, et a monté à un tel degré qu'il a été fait 199.194 prêts depuis le mois d'octobre 1869, quoique pendant l'été la bibliothèque soit fermée deux mois à cause de la révision annuelle.
Outre cette bibliothèque, Tassociation en possède à part une plus petite d'environ 350 volumes. Elle consiste en œuvres ayant un intérêt spécial aux membres qui souhaitent employer leur loisir à lire dans le local de Tassociation, ou présentant spécialement aux hommes du bas peuple une aide à la lecture des journaux, dont le nombre est à présent de 40, et des écrits périodiques que reçoit Tassociation, et qui se trouvent toujours dans la salle de lecture. C*e8t le désir de Tassociation de pouvoir, quand elle aura sa maison à elle, disposer d'un local de lecture et d'une bibliothèque assez grands pour les mettre gratuitement à la disposition do ceux qui ne sont pas membres de l'association ?
De plus on a cherché à opérer par le mot vivant iet par des leçons? Cela pouvait se faire à une grande étendue parce qu'une quantité d'hommes distingués, parmi lesquels se trouvaient les noms les plus estimés en art et en science de notre patrie offraient leur service avec une grande promptitude et un intérêt extrême pour la cause.
Essentiellement ces leçons ont été en partie esthétiques, en partie scientifiques. Les premières en ont fait )i , les dernières 3/4. Dans les premières, les chefs-d'œuvre des plus éminents poètes danois» norvégiens et suédois ont été récités par des hommes habiles. Ces leçons ont été fréquentées avec un intérêt tout-à-fait réjouissant. Dans le plus grand local que nous avons eu à notre disposition, on a vu plus de 1500 hommes et femmes rassemblés pour écouter les chefs-d'œuvre d'Oehlcnscblœger, de Holberg, de Runeberg, de Tegner, de Welhaven, de Bjœrnstjeme Bjœrnson et d'autres poètes, récités par nos plus grands acteurs. Les leçons scientifiques ont été en partie historiques, en partie elles ont traité particulièrement les sciences exactes. Depuis le mois d'octobre 1860 jusqu'au 31 décembre 1869 le nombre entier de ces leçons a été de 596 ou environ 64 par an, quoique dans les cinq mois d'été il n'en soit pas tenu
En 1862, il arriva que plus de 200 ouvriers, en partie aux dépens de TEtat et à bord du vaisseau roycd de guerre Hekla^ visitaient Londres au temps de l'exposition, un voyage qui a eu une influence considérable sur l'industrie danoise. Nous le mentionnons ici parce que l'Association de 1860 des ouvriers, par sa grandeur et son importance actuellement, a beaucoup contribué à la réalisation de ce voyage, de môme que le président de Tassociation fut un des deux conducteurs de l'expédition.
A cette occasion il faut remarquer que les membres de ladite association,à un nombre de 4 à 500, visitèrent l'exposition d'industrie à Malmo, en 1865 et que, quand la direction de l'association, en 1866, se mit à la tète d'une expédition à l'exposition de Stockholm, des artisans non-seulement de Copen* hague, mais aussi de toutes les autres villes du pays se rassemblèrent autour d'elle à un nombre, qui eût facilement monté à une grandeur considérable, si l'éruption du cboléra-morbus à Stockholm n'avait pas mis un obstacle au voyage.
L'année suivante, la direction de l'association organisa une expédition à l'exposition interna* tionale à Paris, et en 1869, l'association prit llnitiative d'une expédition d'ouvriers, qui en partant pour Stockolm, s'associa à une expédition d'ouvriers suédois qui y allait aussi.
La question de procurer à la classe ouvrière des logements sains à un prix raisonnable a toujours été l'objet du soin de l'association. Elle a le mérite que cette affaire fut de nouveau mentionnée à Copenhague en 1865 et elle organisa une société par actions qui a déjà employé environ 130.000 francs à la construction d'habitations. En 1870 elle emploiera encore 90.000 francs à ce but, de manière qu'en tout environ 120 familles d'ouvriers auront des logements.
Une part de Tactivité de ladite association nous semble mériter une attention particulière. C'est qu'elle a été la première, qui non seulement ait
fait construire des logements d'ouvriers, mais qui ait un peu plus tard proposé un contrat aux loca^ taires, dans Tintention de les faire au bout de quelque temps possesseurs de ces logements.
Uni à cette entreprise et tendant au même but fut un projet de loi dont le président fut Tauteur et que, en sa qualité de membre du parlement, il fît paraître dans la diète. Il s'agissait d'affranchir les logements habités par une famille et qui ne dépassaient pas 64 aunes carrées danoises, des impôts sur les bâtiments et des impôts communaux qui sont calculés d'après les impôts sur les bâtiments. Le projet devint loi (1).
Les remarques que nous aurons à faire quant aux locaux de Tassociation peuvent suivre ici bien à propos. Le loc€d à la ville consiste en une grande salle de lecture, une bibliothèque et en différentes salles de conversation où les membres se rfiissem* blent le soir en grand nombre. Outre ce loeal d'hiver — qui cependant malgré son nom est ouvert aussi pendant Tété, — l'association a loué chaque été un local d'été avec un grand jardin où les membres s'amusent avec leurs familles, — quelquefois à un nombre de plus de 500 — à la musique et à la danse.
Afin de pouvoir se procurer une maison à elle, l'association a formé un fonds, qui par des dons des concitoyens hors de l'association, et de ses membres, mais surtout en y mettant la plus grande partie du superflu de l'association, qui est dirigée avec économie, a monté dans les 8 à 9 années pas* sées jusqu'à 90.000 francs. Â présent la question
(1) De l'association de 1860 est sortie, il y a sept ans, une société par actions, créée entré ses membres pour affranchir la classe pauvre de Copenhague du tribut usuraire qu'etle payait aui comptoirs de prêts sur ga» ges. Cette Société a maintenant quatre bureaux ouverts, lesquels prêtent environ 1.150 francs par jour, soit 4:^.000 francs par an.
est, si Ton doit attendre encore quelque temps ou s'il faut commencer aussitôt la construction de la maison.
Pour être membre de Tassociation, il faut seulement payer entre 17 et 18 cent, par semaine.
Ayant ainsi cherché à montrer en bref — cependant sans avoir pu mentionner tout — Tactivité multilatère de Tassociation, nous pensons ne devoir pas omettre que c'est elle qui, chaque année, a donné Timpulsion à la célébration des fêtes de la loi fondamentale lesquelles sont peu à peu devenues des vraies fêtes nationales et constitutionnelles.
Les hommes, qu*on peut considérer le plus comme les fondateurs et les soutiens de I*associatien, espéraient que la vie sociale dans Tassociation ne devait pas seulement unir plus intimement les membres de la classe ouvrière entre eux, en les rassemblant à un meilleur endroit que celui où se réunissaient auparavant ces hommes quand ils avaient fini leur travail ; ce qu'on désirait et vers quoi on voulait opérer, c'était une bienveillance fraternelle entre les différentes classes de la société et dans une des premières invitations que le président adressa à ses concitoyens, il proféra que cette bienveillance doit se montrer par la souscription, encore mieux par les leçons, et le mieux en se rassemblant pour converser.
En vérité, on pourra citer bien des exemples, de ce qu'a fait Tassociation à cet égard, et son activité multilatère toujours appuyée par les autres classes de la société n*a pas été en tout due à la classe ouvrière. 11 n'y a pourtant, à ce que nous croyons, aucune occasion spéciale, où Ton puisse mieux aperce voircombien la vie dans Tassociation a fait du bien dans ce sens, qu'aux festins qu'elle organise en général deux fois par an, l'un au jour de sa fondation, l'autre au premier jour de l'an. A un nombre de plus de 200 se rassemblent alors autour d'une table frugale des hommes des condi-
lions les plus différentes. Beaucoup de ceux qui ont tenu des leçons à Tassociation et en outre plusieurs hommes d'importance» se trouvent là les honorés . Les harangues se suivent : après Tartisan le professeur se lève» après le négociant ou le riche fabricant l'ouvrier industrieux; et le tout porte Tempreinte la plus belle de Testime qu'on a pour les autres et pour soi-même. Nous ne connaissons personne qui soit sorti d'une de ces fêtes sans avoir emporté avec lui cette impression.
C'est le bonheur de l'association de 1860 d'avoir gagné partout dans les provinces une acclamation et une estime générale et dans plusieurs places aussi des imitateurs. Dans environ vingt villes de province se sont formées des associations de différents noms, mais de la même nature, lesquelles ont pris pour modèle notre association ; elles reçoivent notre journal, et de temps en temps elles ont lié d'autres rapports avec nous. Nous ne doutons pa» que ces rapports ne deviennent peu à peu plus intimes sans nuire k l'indépendance d'aucune
d'elles.
L'association a eu le bonheur et la joie de pouvoir aussi agir dans les deux autres royaumes Scandinaves. Beaucoup de sociétés se sont organisées en Norwége et en Suède, prenant la nôtre pour modèle. En conséquence, notre association est entrée en rapport avec toutes ces sociétés et en rapports intimes avec quelques-unes d'elles.
On me pardonnera, je n^en doute pas, d^avoir trouvé cela assez éloquent pour lui faire une large place. Nous ne connaissons pas assez en France ce petit peuple danois, grand par le cœur et rintelligence, de qui nous aurions plus d'une leçon à prendre, et qui marche à la tôte de TEurope, au point de vue de Tinstruction populaire.
Les chiffres de renseignement officiel n^entrent j[)as dans le cadre de ce bulletin, qui est
cwuwcfé am rèaidtaU abteaus par rinitiatWe privée. Je ne puis pourtant me dëfeadre d^en citer quelques-uns que je dois à Tobligeance de M. Rimestad. Ils ont été empruntés au rapport officiel sur les écoles primaires en 1867 (1), qui vient d^être distribué aux membres de la diète danoise.
La fréquentation des écoles est obligatoire, dans le Danemarck, de 7 à 14 ans. ' Or, en 1867, on comptait dans le pays :