‹ Les origines de la réforme (volume 2)Chapitre 19 sur 87 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Inst. chrét. (1560). Op. Calv., III, ii, 2, 18. Id., I, 5, 11. « Je laisse à parler du populaire qui est rude et sans savoir : mais combien est vilaine la diversité entre les philosophes qui ont voulu outrepasser les cieux par

Est-il donc perdu? — Ce Dieu tout-puissant, qu'il cherche et qu'il ignore, lui a tendu la main. Voulant que l'homme le connût, et sachant que l'homme ne pouvait le connaître, Il s'est communiqué à lui *.

A la révélation de la conscience, de la Nature, s'ajoute celle de l'histoire. Dieu a parlé. — ■ Au premier homme, au jour de la création comme à l'heure de sa chute, pour lui enseigner la crainte de son nom, la distinction du Bien et du Mal, la punition de sa faute et la promesse d'un Sauveur; — au peuple élu, celui d'Abraham, pour lui révéler l'Alliance; — à Moïse, pour annoncer sa Loi; — aux prophètes, pour préparer les cœurs charnels à en comprendre le sens. Et quand les Temps furent accomplis. Il a envoyé le « promis », son Fils, descendu sur la Terre pour racheter et sauver le monde. Ainsi, dans ses erreurs, l'homme n'est point resté sans maître et sans guide dans sa nuit. Une révélation personnelle et directe lui a porté la vérité. Dieu a fait plus encore. Cette Parole confiée d'abord à la tradition, transmise par la parole, pouvait s'altérer ou se perdre Dieu « a vouUu qu'elle feust rédigée par escript... afin qu'elle ne périst point par oubliance ou s'évanoyst par erreur ». Le « registre authentique », le voici : la Bible. Le Livre par excellence qui nous offre plus qu'une religion : la Religion.

Un livre divin. Tel est donc le fondement de la vérité.

Livre complet. La vérité est là; et elle n'est que là. La Bible nous suffit. Elle nous enseigne tout ce que nous devons savoir. Le Dieu créateur que la Nature découvre, le Dieu rédempteur que sa parole nous révèle. Elle apprend à l'homme à se connaître lui-même, à faire son salut, à régler ses mœurs, à définir ses rapports avec les hommes, à organiser l'État. Voici enfin la certitude.

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