Allusions probables â I, ix, 1 et IV, x.j
le sens particulier. A l'interprétation, comme à l'inspiration, il assigne ses limites. — Et d'abord, la Bible est un tout : une, comme la vérité qu'elle nous enseigne. — Entre ses parties, nous n'avons pas le droit de choisir. C'est la disloquer que préférer ou exclure. Enseignements religieux, vérités morales, faits d'histoire, assertions scientifiques sont sur le même plan. L'inspiration ne se dose point. Qu'ils nous décrivent l'origine du monde, la création de l'homme, l'histoire d'Israël, les écrivains sacrés ne sauraient errer. Ne sont-ils point « les secrétaires de Dieu? » — Encore moins devons-nous opposer les Livres Saints les uns aux autres : les Psaumes au Pentateuque, l'Ancien Testament à l'Évangile. Luther et après lui Bucer avaient commis pareille erreur, dressé contre le « Livre de la Loi » le « Livre de la Grâce ». Mais la révélation ne saurait se contredire. La Loi est spirituelle, comme l'Évangile accomplit la Loi. « Substance si semblable qu'on la croirait identique ^^. Même sens de l'adoption divine qui ne promet pas aux Juifs une félicité charnelle, mais le royaume éternel de Dieu. Même gratuité du salut, octroyé non à nos mérites, mais par la miséricorde; même foi dans un médiateur, là, attendu et figuré, ici, apparu et incarné. Seul diffère « l'ordre de la congnoissance ». Dans cette route où Dieu conduit l'homme comme par la main, il a ménagé les étapes, montrant clairement le terme : Christ, venu ajouter, « non à la doctrine, mais à la grâce ... » Jésus n'a aboli que le nationalisme religieux et les œuvres rituelles, le jour où l'alliance conclue avec Israël s'est étendue à l'humanité ^^
Cette première règle en appelle une autre. Interpréter la Bible, c'est la prendre dans sa « simpHcité », son sens « naturel », et à moins que ne nous soit imposée une autre explication, son sens littéral.
La Lettre nous tient, seul moyen d'arrêter les recherches