‹ Les origines de la réforme (volume 2)Chapitre 47 sur 87 · m, IV · texte numérisé non relu

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en revient d'une manière détournée à la pratique de la confession. « J'ai souvent témoigné, écrit-il en 1540, qu'il ne parait pas utile aux églises que la confession soit abolie avant qu'on ait rien mis à sa place, ce que je viens d'établir moi-même. Quand le jour de la Gène approche, je prescris à ceux qui veulent communier de se présenter d'abord devant moi, et je leur explique pour quelles raisons : que ceux qui sont encore rudes et ignorants de leur religion en soient instruits; que ceux qui ont besoin d'une monition spéciale la reçoivent; que ceux enfin qui sont torturés de quelque inquiétude de conscience soient consolés ^2. » Vue profonde qui restitue au ministère la direction des âmes. Calvin ne se contente point d'affirmer, avec la Réforme, la nécessité de l'accusation intérieure que la conscience porte devant Dieu contre elle-même. Il garde la confession devant les hommes : générale et publique du peuple chrétien aux assemblées de l'Église; particulière et spéciale de chaque fidèle devant le ministre i^. Calvin ne saurait admettre évidemment une absolution sacramentelle. Mais le ministre a le pouvoir de « certifier » le pardon. (( Si le fidèle s'en va à son pasteur et qu'il luy dénonce secrettement son mal et que le Pasteur adressant la parolle à luy l'asseure, comme luy appliquant en particulier... cette parolle du Christ : « Tes péchés te sont remis », il sera délivré de tout scrupule. » Calvin ne rend pas la confession obligatoire. Elle entre cependant dans son système ecclésiastique et ne contribuera pas peu à étendre les prises du Pastorat.

Maître des esprits par la prédication et des consciences par les Sacrements, le Pastorat aura également dans les mains la formation de la jeunesse par la tutelle de l'école, et la vie morale des malades par la surveillance des hôpitaux. Ainsi dans la communauté chrétienne son action

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