‹ Les origines de la réformeChapitre 116 sur 198 · A. I)., Gard. CG. 1. (lo2i · texte numérisé non relu

A. I)., Gard. CG. 1. (lo2i

4. Un certain nombre de terriers ecclésiastiques sont rédigés à cette époque. Voyez notamment en Bourgogne : Saint-Andoche (24 juin 1484), Pcrrecy (1491-1492), Anzy-le-Duc (1514), la Bénisson-Dieu (1517), etc. A. D., Saône-el-Loire, H. 703, 244, 214, 378.

Nous pouvons suivre dans une grande abbaye, Saint- Germain, par exemple, les étapes de cette évolution *. Comme tant d'autres, elle était sortie ruinée de la crise où avait failli périr la France. En i4;)8, ses héritages sont de « nulle valeur »; elle doit obtenir de Charles Vil une charte l'autorisant à reprendre toutes ses censivcs et à les donner à nouveau cens '. Nous avons vu quelle fut alors l'importance des défrichements et des concessions. De ce chef, le progrès du cens est constant. Ësmans, qui possède 30 censitaires en 1458 et vaut 14 1. 18 s. 9 d., en a 93 en 1488, 127 en 1506 et rapporte «3 1. 14 s. 2 d. A Issy, de 37 1. 9 s. 2 d. en 1484, le produit des censives s'élève à 58 1. en 1488; à Meudon, de 10 1. 16 s., à 35 1. 2 s. 9 d. Les censives du bourg Saint-Germain, qui rapportent 75 1. 4 s. 1 d. en 1486, s'élèvent à 83 1. en 1492, à 90 1. 17 s. 6 d. en 1496 et à 117 1. 12 s. en 1497'. Mêmes progressions dans les autres terres de l'abbaye : Grenelle, Vaugirard, Thiais, le Breuil, Saint-Germain-sous-Montereau, Dampmartin etc.... Ce n'est pas que le chiffre du cens se soit sensiblement élevé, mais le nombre des censitaires s'est accru et leur masse a contribué à hausser le produit du sol.

Si important que fût ce domaine u non muable », ce n'était point cependant sa mise en valeur qui pouvait enrichir le monastère. Un peu avant 1500, c'est aux progrès du domaine (( muable », aux fermes temporaires, que l'abbaye demande l'accroissement de ses ressources. Elle afferme progressivement, d'abord, les parties réservées qu'elle-même met en cul-

i. Les archives fînancières de Tahbaye sont très riches pour la fin du XV* siècle. Elles présenlent malheureusement des lacunes qui existaient déjà en 1506 (LL. 1115, f** 17 V*). Elles comprennent des cartulaires partiels (LL. 1035, 1035, 105i-1059), des comptes généraux (LL. 1112-1110) et des censicrs et comptes partiels des domaines ou seigneuries.

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