‹ Les origines de la réformeChapitre 117 sur 198 · LL. 1066, r · texte numérisé non relu

LL. 1066, r

3. LL. 1066, 1067, 1115 (Esmans), LL. 1112 (Issy, Meudon), r* 78, 80, 2^3. LL. 1114 (Saint-Germain).

ture et transforme en prés, en vignes et en labours \ la pêche des étangs et des rivières. Mais elle donne aussi directement à bail tous les revenus de ses seigneuries : prévôtés, greffes, droits de justice, tabellionnages, péages, banalités, dîmes, foires ou marchés. Chaque groupe domanial devient ainsi une unité fiscale et partout, à la régie, se substitue la ferme ^ Or, sous rimpulsion du progrès économique, on conçoit que ces produits montent rapidement. En 1497, la ferme de Villeneuve-Saint-Georges vaut 240 1., celle d'Antony et Verrières, 280, le Breuil, 64. En 1510, la première monte à 400 1., Antony seul, à 280, le Breuil, à 104. Le revenu du domaine muable, qui est de 1 528 1. en 1497, atteint ce chiffre en 1512, pour une portion des terres seulement. Aux foires Saint- Germain, la progression est plus rapide encore. En 1484, celles-ci ne comptaient que 29 locataires : la recette est de 12 s. par. en moyenne, par loge, et le total se monte à 18 1. 18 s. En 1497, la foire rapporte 67 1. 7 s.; en 1:M)5, 177 I. 12 d. ; en 1512, 370 1. 18 s. ^ Ainsi, tandis que le domaine non-muable ne s'élève que lentement, le revenu des fermes grandit toujours. Il a doublé en quinze ans par le jeu naturel des lois économiques et le développement général de la prospérité.

L'histoire de Saint-Germain est celle de la plupart des évêchés ou des corps religieux. Partout, en effet, se constatent les mêmes progrès dans le rendement, les mêmes chan-

1. Un très grand nombre de terres incultes ont été plantées en vignes; d'autres défoncées, labourées, ensemencées, par exemple à Esmans.

2. Cette transformation est un des faits les plus importants de rhistoire économique de Saint-Germain ; elle se fait à la fin du xv* siècle. ACordoux, la ferme ne semble pas antérieure à 4498 (LL. liiS, f" 32 y*). A Issy, Cachant, Thiais, la ferme des terres, dîmes, etc. de Thôtel seigneurial n'est pas signalée avant 1506 (LL. 1115, f" 44). A Esmans, en 1510, une partie des terres labourées par Tabbé est afTermée (LL. 1066, r 229). Les cens ne rentraient plus d'ailleurs qu'avec difficulté. En 1492, le déchet est déjà de 20 p. 100 (LL. 1H3, f 179 y),

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