‹ Les origines de la réformeChapitre 119 sur 198 · A. D., Orne, H. 286i · texte numérisé non relu

A. D., Orne, H. 286i

4. Coût, gén,^ III. Coût, de Paris, p. 11. Cette disposition se trouve

A Texemple du clergé, les laïques, nobles, praticiens, bourgeois, simples artisans prodiguaient les donations. Tel grand seigneur comme Jean de Hangcst laisse aux Célestins de Rouen 18 muids de blé, à ceux de Villeneuve de Boissons, 14 livres de rente, à Sainte-Elisabeth de Genty, la terre et seigneurie de Hunescourt. Tel autre, comme Louis de Graville, amiral de France, lègue aux Célestins de Marcoussis les seigneuries d'Ardennes, Saint-Hilaire, Aubeterre, Rue, Picrrcfitte, etc. En 1515, Charlotte de Bourbon, comtesse de Nevers, qui veut entrer à Fontevrault, donne aux religieuses l'usufruit des baronnies de Saisies et Freauville, 120 livres de rente à Tabbé de Cercanceau, 250 livres aux religieuses de Malessoire, 250 livres, pour quatre ans, à TAnnonciade de Bourges. Dans un grand nombre de localités, le seigneur fonde une petite collégiale ou une chapellenie dont il assure la dotation. Ce sont là, il est vrai, dons de gentilshommes *. Mais la bourgeoisie et le peuple rivalisent avec les grands. A Aimargues, près de Nîmes, un bourgeois lègue 5 s. t. au curé de Sainte Croix, 2 s. 6 d. au diacre, 15 d. t. au clerc, 10 s. t. h chaque ordre de Mendiants, 10 d. t. à chaque « bassin » de Téglisc, 4 1. t. à deux prêtres à charge de « deux trentaines » de messes, une rente de 15 s. pour un sermon annuel qui sera fait par un Mendiant^. A Rodez, Jean Vigouroux, bourgeois de la cité, institue, pour son légataire, le bassin du Purgatoire. A Vichy, un marchand donne 400 livres pour une messe. A Angers, un apothicaire donne 100 sols pour un tableau. Ailleurs, ce sont des labou-

dans un assez grand nombre de coutumes, notamment celles de Chaumont et Sens. Celle de Chartres et Dreux rintroduit(ir)08); dans la coutume du Maine rarticlc rigoureux frappant le religieux d'une incapacité totale fut modifié à rassemblée. On lui permit de disposer des biens qui lui étaient échus avant sa profession. {Id., ibid. Coût. gén. IV, p. r.2i.)

1. A. N., JJ. 211, n- 534-r.36. Id., 215, n- 107. — De Soultrait, Invent, des litres de Nevers, p. 2i (27 mai 1515).

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