‹ Les origines de la réformeChapitre 140 sur 198 · Luchaire, Alain le Grand, p · texte numérisé non relu

Luchaire, Alain le Grand, p

3. A. N., X*' 1497, f- 08 (23 janv. 1490). Cf. Id., f* 4il \\ J. de la Gontcrie, chevalier, consigne un pot d'argent pour rembourser 250 1. par. (6 sept.)

i. A. D., Cher, E. 1217. Constitution d'une rente de 46 1. 14 s. 6 d. t. par le sieur de Chateauneuf en faveur d'un marchand de Moulins pour fourniture de draps de laine et de soie (1476).

une foule de seigneuries sont grevées. En 148G, le seigneur d*Ailly doit sur ses terres plus de 10 000 livres : 2 980 écus d'or a M. de Torsy, o 000 saints d'or à un marchand de Tours, 2000 francs à divers marchands, 1 500 livres au chapitre de Paris *. Le duc d'Alcnçon est tenu, à sa mort, de « diverses et grandes sommes de deniers pour lesquelles la pluspart des biens et chevances... sont engagées et hipothéquez w. Il faut que le roi vienne au secours de sa veuve ^. La comtesse d'Harcourt meurt en laissant 2500 livres de dettes; elle n'a payé aucun de ses serviteurs ni aucun de ses fournisseurs : depuis douze ans, une de ses chambrières attend ses gages. Pour régler tous ces créanciers, on est obligé de vendre ses bagues, ses joyaux et ses meubles '. De 1500 à 1510, le chapitre de Paris est le créancier des plus grands seigneurs. 11 a prêté 200 livres au seigneur de Béthune, 1 800 écus au seigneur de Villequier, 7 200 livres à Mme de Vendôme, 6 000 au comte do Houssy, 3 600 livres au prince de la Roche-sur- Yon. Ceux-ci ne s'acquittent qu'avec peine et réclament des modérations ou des délais *. Naturellement, moyens ou petits seigneurs suivent cet exemple. Ils s'adressent à quelque riche bourgeois ou marchand, aux banquiers de Lyon, à des seigneurs pensionnaires du roi. Un simple écuyer. Et. le Loup, seigneur de Champroux, a emprunté ainsi h divers, près de 10 (XK) livres. Un autre, François de Changy s'est obligé pour plus de 3 300 livres ; il meurt avant d'avoir remboursé *• Ces usages se retrouvent partout et partout aussi ont la même conséquence. Le seigneur n'a pu payer sa dette; le créancier fait saisir. En fait, à la fin du xv^ siècle surtout, et encore de 1500 à 1520, ces opérations judiciaires se multiplient. De 1484 à 1512, le conseil du parlement de Paris

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