‹ Les origines de la réformeChapitre 142 sur 198 · Id., m, p · texte numérisé non relu

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3. Cf. par exemple, A. D., Gard, E. 710 (24 juin 1507). Le seigneur (l'Aubais épouse la flile d'un praticien riche de Nîmes. II n'est pas rare non plus de voir des fliles nobles épouser des roturiers, Cf. B. N., Fr. 5093, ^ 88. Anoblissement de deux frères de Salon, mariés à des damoiselles. — A. I)., Aveyron, E. 1535. Mariage d'un apothicaire et de la fille du seigneur de Campuac (22 nov. 1512). Jd., E. 165i. Mariage entre un bachelier en droit et la tille du sieur de la Bouissonnie (15 mai 1520). — La demoiselle qui se mariait à un bourgeois recouvrait, à la mort de son mari, sa première condition. Mais il lui fallait souvent des lettres de « réhabilitation » pour échapper aux asséeurs de la taille (B. N., Fr. 5093, f 13).

manne bienfaisante qui permettra de se relever ou de ne pas déchoir '. Par calcul, par besoin, par loyalisme, la plupart des nobles ont choisi. D'eux-mêmes, ils tendent le cou aux chaînes dorées qu'on leur présente : ils relèvent leur fortune en abaissant leur liberté. Quant aux autres, réfugiés dans leur manoir ou leur château fort, à l'écart des grâces qu'ils dédaignent ou qui les ignorent, ils vivent péniblement, isolés, aigris, souvent inutiles et, comme tels, malfaisants. De ceux-là même, le nombre recule chaque jour devant ' Thomme de loi anobli ou le bourgeois enrichi qui les chasse. Ainsi dépérit le vieux chêne féodal ; dans les derniers rejetons qu'il porte ou les rameaux d'emprunt dont il se pare, on reconnaît à peine le géant qui, de sa frondaison vigoureuse, a couvert la France et, pendant des siècles, projeté son ombre jusqu'aux confins mêmes du mojide européen.

1. Nous voyons également des nobles de petit état entrer au service de nobles plus riches ou plus élevés dans la hiérarchie féodale. Cf. A. 1)., Gard, E. 529 : un écuyer, G. de Roquefeuil, est viguier des baronnies de Rochefort et de Monlfrin (21 mars loOi). Il y a d'autres exemples de ces faits.

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