‹ Les origines de la réformeChapitre 145 sur 198 · A. M., Lyon. Délib., BB. 19, fol. 202 V · texte numérisé non relu

A. M., Lyon. Délib., BB. 19, fol. 202 V

2. A. D., Haute-Garonne, G. 2276, f 49. Plainte des États du Puy, (21 oct. 1502). Ce Roquette était parent d'un conseiller au Parlement.

3. A. N., Zi* 39, f* 152. La plupart de ces vins sont vendus en fraude hors du royaume et pour fournir • les Angloys et autres estrangiers • (1513). il en est de même pour le bétail. Les courtiers ne se contentent pas de vendre, ils spéculent. Cf., X*' 1498, f 152 v*, • qu'ilz ne soient marchans... et aussi qu'ilz ne baillent bestial a rooictié • (n nov. 1492).

4. A. N., Z'' 35, f 397 (Troyes). A Amiens, Beauvais et autres vUles, c*est une association de marchands qui a le monopole du fournissement.

encore sur les provinces voisines, notamment sur le Dauphiné. En 149ii, les Etats se plaignent qu'elle ait prélevé plus de 20000 écus, majoré les prix, obligé les habitants à prendre le sel dans les dépôts qu'elle-même désigne. En 1509, il fallut qu'un arrêt du parlement de Grenoble rappelât que le commerce du sel était libre dans ce pays *. Comme le sel, le blé s'accumule entre quelques mains. Les plus riches de ces marchés, ceux du Languedoc et de la Beauce, sont déjà mis en coupe réglée par les gros marchands du Midi ou des villes de la Loire. Par eux-mêmes ou par des tiers, ceux-ci raflent toutes les récoltes. Ils les achètent chez le paysan, avant la moisson même. En Languedoc, en 1501, les plaintes affluent aux Etats contre ces trafiquants qui ont fait « grandes cumulations et amas )) de blés ^. A Orléans, la même année, il y a plus de 200 chalands prêts à emporter les récoltes ^ En 150i, le roi a été averti que « plusieurs marchans estrangiers et autres voyant la stérilité des blez » ont fait d'énormes stocks; il en ordonne la saisie pour assurer la consommation locale. Mais, malgré ces mesures, l'opération, chaque année, se renouvelle et comme elle est fructueuse, à l'exemple des gros, les petits y prennent part. Meuniers, gens de métier, hôteliers, taverniers, spéculent sur les blés. C'est un véritable agiotage. On achète pour revendre et on revend ce qu'on n'a pas. En 1517, le nombre de ces marchés fictifs est devenu d'un usage si général que l'échevinage d'Orléans demande aux pouvoirs publics d'intervenir*.

1. A. D., Isère, B. 2905. Generalia de la Chambre des comptes, r* 429. • Lcsd. marchans ont enchcry led. sel et fait monopole -. Id., B. 26, ^ 145. Arrêt du 22 déc. 1509, contre les fermiers du tirage. ■ Liccre mercatorihus... quibuscunque vehi et conduci faccre sal et alias quascumque mcrcancias et res |)er flumen Ysare ».

2. A. D., Haute-Garonne, C. 2276. États du Puy, 14 sept. 1501, f 4 V.

3. A. M., Angers, BB. 13, {• 36 v*. Ordre du roi de ne tirer aucun blé d'Orléans (21 oct. 1502).

4. A. M. Orléans, Hll. 17, févr. 1503. Interdiction aux meuniers et gens de métier • de faire la marchandise de blaterie pour incontinent

Ils interviennent en vain. Cette fièvre de spéculation se répand partout, dans les bourgs, dans les villages, comme à Vézelay où il n'est guère d'année, qu'un gros marchand (( ne vende... plus de mil muys de vin, mil bichetz de blé », sans compter le bétail et autres denrées utiles *. Pour assurer, en effet, sa mainmise sur les produits agricoles, comme sur les produits industriels, la bourgeoisie marchande a travaillé à s'emparer de cette créatrice de la richesse : la terre. Attachée aux villes, par ses origines et ses intérêts, elle en sort, à la fin du xV siècle : elle s'abat sur les campagnes, le jour où elle, comprend la valeur de la culture et en escompte les bénéfices. De ce progrès général de la richesse foncière, il fallait qu'elle eut sa part. Elle la prit d*abord, en obtenant, par les privilèges multipliés de franc fief, le droit d'acquérir la terre noble. Partout où elle-même n'acquiert pas la propriété, elle s'assure au moins la possession utile ou la jouissance par des accensements perpétuels ou des baux h longue durée. Elle afferme la paisson des forêts et des paquis, opère sur les troupeaux de bétail ^ En outre, sur une foule de domaines, le bourgeois dispute au paysan les terres vacantes*.

les revendre •. — Ici. (5 oct. 1504). — Id. (12 déc. 1515). Défense d'enlever les blés pour obvier « aux nionopolles -. — Id. (22 mai 1517). Règlement pour le commerce des blés. — A Dijon, en 1509, on attribue également la cherté aux accaparements de « plusieurs gros marchans... qui journellement achètent du bled pour revendre •. (A. M., G. 258, 10 nov. 1509.)

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