‹ Les origines de la réformeChapitre 146 sur 198 · A. N., Z»" 45, p. 172 (13 avril · texte numérisé non relu

A. N., Z»" 45, p. 172 (13 avril

2. A. N., X2' 61. Marchands d'Orléans qui prennent à terme la paisson de la forêt et en délivrent des parties aux communautés rurales (14 juin 1496). — Quant aux opérations sur Télevage, on en a des exemples dans les livres des Massiot. (Guibert, Livres de raison^ 1888, p. 149, 151, etc.

3. Cf. dans les accensements de Saint-Germain, à Grenelle, de 1489 à 1500, sur 90 lots, 11 sont donnés à des marchands, 8 à des praticiens, 25 à des hommes de métier. Soit environ 50 p. 100 à des non-laboureurs (A. N., LL. 1069). Voir ce qui se passe à Saint-Remi (Provence). Le roi fait partager les « paluns », les « riches » veulent qu'ils soient divisés • a solz et livre • et non par égales portions. A. D., B.-du- Rhône, B. 21, f 77 (31 oct. 1482).

Evidemment, ces hommes marchands ou praticiens, ne cultivent pas eux-mêmes, lis ont voulu faire une spéculation : prélever, grâce à la modicité du cens et des salaires, la plus grosse part de la rente ou profiter de la plus-value de la terre pour revendre leur lot. Mais ce fut surtout le système des fermes générales qui, en se développant à la même époque, étendit leur prise de possession. Presque partout, ce furent des marchands qui prirent à bail Texploitation des terres d'église ou des seigneuries laïques. Eux seuls le pouvaient, ayant assez de crédit, d'avances, de débouchés. A Saint-Germain en 1511, des six fermes tenues de l'abbaye, Esmans, Cordoux, Dampmartin, Antony, Villeneuve-Saint- (îeorgcs, Bueil, quatre sont concédées à des marchands de Montereau ou de Paris*. Ce sont également des bourgeois qui prennent à bail, aux débuts du xvi' siècle, les revenus des évêchés ou des abbayes arrentés par les titulaires ^ De ces fermiers, beaucoup même sont déjà assez riches pour étendre le système. Ils exploitent tous les bénéfices ou tous les domaines dune contrée. Rien de plus remarquable, par exemple, que ces Barjots, naguère inconnus en Beaujolais, qui ont commencé leur fortune dans les mines de vitriol et qui deviennent « marchans publicques... de blez et vins, et pour ladicte marchandise mieulx excercer... tiennent à tiltre de ferme et loyer plusieurs gros bénéfices tant séculiers que régulliers, plusieurs héritages de gentilzhommes du pais »... Ce cas n'est pas isolé. A plusieurs reprises les documents nous signalent ces spéculateurs qui font main basse sur (( toutes les fermes d'un pays » dénoncés par les rancunes et les jalousies exaspérées des populations '. C'est

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