A. M., Nevers. AA. 2 (mai
4. B. M., Amiens. BH. 22, f- 8 v (13 janv. 1.520). Cf. f- 245, 246 (24 oct. i:»20). A nouen, en 1317, le conseil des vingt-quatre prétend iliriger les choix des assemblées de quartiers. L'opposition des gens du roi fait échouer ce projet, mais il est repris en 1520 et le Ck>nseil obtient gain de cause.
notaires, des médecins, des marchands, de notables chefs des métiers. Et, parmi eux, déjà se retrouvent les mêmes noms, indice des mêmes hommes ou des mêmes familles. C'est à Angers, en 1511, Jean de Pincé remplacé par son fils * ; à Dijon, Jean Aigneaul, dix fois réélu vicomte mayeur. Ce sont à Amiens, lesClabault, Pierre, Jacques, Antoine, qui occupent la mairie pendant la plus grande partie du XV* siècle; à Mantes, à Nevers, à Agen, à Dijon, à Châteaudun, les échevins qui essayent de se perpétuer ou, à la Rochelle, à chaque vacance, présentent et font élire leurs fils'. Ces usages se rencontrent partout et partout font apparaître un patriciat urbain : les Forbin, à Marseille, les Baronnat et les du Bled à Lyon, les Monbel à Mende, les Vigouroux à Rodez, les Clabault à Amiens, etc. Aux débuts du XVI® siècle, le régime démocratique achève de disparaître des villes comme la liberté politique a disparu de l'Etat.
Cette évolution, favorisée par la monarchie, ne se fit pas sans résistances. Le peuple ne se laissait pas toujours déposséder. Il comprenait vaguement que derrière ces ambitions politiques se cachaient souvent des mobiles plus égoïstes, le trafic des fermes ou des deniers publics, l'exemption de rimpôt, la confusion du gouvernement et des affaires, tout un nouveau moyen de s'enrichir ^ Plus d'une fois des