Ordonnances, XIX, p
3. On peut voir par certains registres des Chambres des comptes ce que rapportent ces anoblissements. A Dijon, tes droits payés sont de 300 à 800 livres (A. D., B. 1813, f* 3 et suiv.).
4. Ordon.y XVII, p. 337. H. Sée, Louis XI et les villes, p. 357.
."). A. N., Hcg. de la Chancellerie, JJ. 210*234. Malheureusement la qualité et les fonctions de Tanobli sont très rarement spécifiées.
De cette noblesse nouvelle, les plus nombreux représentants sont assurément les officiers royaux, conseillers des cours souveraines, généraux, trésoriers, receveurs, élus, lieutenants généraux, procureurs ou avocats du roi, tous ceux qui approchent le souverain ou qui le servent. La plupart sont devenus les feudataires de la couronne et nous les retrouvons sur ces listes d'hommages qui, de Louis XI à François P'', nous donnent un tableau si fidèle de la vassalité royale. A l'exemple des grands financiers élevés à la noblesse, se présentent d'abord quelques officiers inférieurs des finances, qui, à leur titre, unissent celui d'une seigneurie. Mais les nouveaux nobles ou seigneurs se recrutent surtout dans la judicature. En Ile-de-France, Normandie, Champagne, leur nombre est prodigieux. Un procureur général des aides, Nicole Violle, est seigneur de Tellières, Achères, Aîgremont et Athis; Jean Budé, conseiller audiencier à la Chancellerie, seigneur de Villiers-sur-Marne, Marly, Evry, Yerres, de Brig>' en Champagne. Au Parlement, Roger Barme possède la seigneurie de Dynes; Nicolas Thiboust, TEpine et Thibaudonvilliers, en Ile-de-France, Volangiers, Molanges, Rutain en Champagne; Roger Thiboust, Bailly, Serris, Romainvilliers, Monguillon; Jacques Charmolue, les châtellenies de Monstreuil et Villemomble; Charles du Bue, la vicomte de Cany. Un simple greffier des présentations, Pesques, est seigneur de Plessis, Voulton, Poellechien '. Les mêmes honneurs sont attribués aux maîtres ou aux clercs des comptes, aux membres des parlements de province. En Normandie, une des seigneuries les plus connues, Bacqueville, appartient au greffier des aides ^. En Languedoc, le comte de Roussillon n'est autre que Jean d'OrioUe, un conseiller au Parlement '. En Bretagne, la plu-
1. A. N., Registre des hommages, PP. 85, T* 22 v% 32 v«, 35 v. — /£/., 13, n« 1456, n- 1598, n- 1818.