B. N., Périfford, XIll, f 388 v% 305 (16 juin
2. A. D , Allier, K. 213. Terrier de Pierrefite (7 mars 1524).
3. Société Èduenne, Nouvelle série, t. Vlil, p. 556. AUiot, Visites archifiiaconales de Josas^ p. 296.
4. Normandie. Société' des antiq, de Normandie (1863). Ch. de Beaurepaire. Recherches sur les établissements d'instruction publique... dans Cancien diocèse de liouen, p. 273 et suiv. Pour la Bourgogne, voir Quantin, Histoire de Vinstruction primaire dans V Yonne avant 1790 (Ann. de l'Yonne, 1875). — Drot, Recueil de documents tirés des anciennes minutes des notaires, p. 507. — En Ile-de-France, nous voyons, en 1521. un habitant de Roissy donner aux habitants une maison pour y • faire et tenir lescolle • (A. D., Seine-et-Marne, E. 1599).
5. Revue histonque du Tarn (1885). K. Jolibois, État de Pens'Zgnement primaire et secondaire dans le département du Tarn avant nSU, p. 262.
prouvent que riustruction populaire était alors très répandue. A ces écoles rurales, il manque cependant deux choses : la première, une installation convenable; la seconde, des maîtres suffisants. Si, dans les gros bourgs agglomérés, Tadministration locale, les syndics, consuls, bailli ou prévôt, ont pu répondre à ces besoins, dans les villages dispersés rinstitution reste rudimentaire. Faute de ressources en effet, Técole s'est établie où elle a pu, dans une masure, souvent dans une dépendance du presbytère ou du manoir. Faute de ressources aussi, le maître est rarement un gradué. On s'adresse au curé, à son clerc, au chapelain qui desservent réglise. Or, ceux-ci ne résident pas toujours : les enfants sont livrés à eux-mêmes et vagabondent à travers champs ^ Ailleurs, le magister n'est qu'un pédagogue de rencontre, petit praticien ou écrivain public, demi-lettré de village qui sait mouler des lettres ou aligner des clnffres. Celui-ci tient Técole pour gagner sa vie, la prend à bail de son seigneur, l'exploite comme toute autre maison ou toute autre terre du domaine. A peine installé dans le village, il est obligé d'appeler la pratique par circulaire ou par affiches *. Plus d'une fois, il traite à forfait avec les parents, s'engageant à montrer à lire et à écrire dans un certain délai; passé ce temps, si l'enfant ne sait rien, il paye une indemnité à la famille'. Somme toute, rien dans cette institution scolaire
i. Alliot, Visites archidiaconales de Josas, p. 296 : • Conquesti sunt matricularii super eo quod curatus non tenet scolas, nec habet clericum, ob delTectum cujus, pueri ville vacabundi sunt, nulloroodo sunt instructi... »
2. A. M., Dijon, L. 669. Remise de taille à un habitant de Lantenay qui « pour gaigner sa propre vie... se travaille à monstrer es enflTans à l'escole et à faire des tablettes... qui est mestier dont la prat [|ue n'en vault rien » (li88). Cf. DulL de la Soc. archéoL du Midi de la France (1895), p. 143, une curieuse affiche de maître d'école invitant les enfants à se faire instruire par ses soins.
3. Voir par exemple dans Dullet. de la Société des Sciences de Pau, m, p. 247 : Serurier, Un contrat passé entre un habitant de Pau et un matlre qui s'engage à montrera son (ils à • legir et scriber • en trois
n'est régulier. C'est que l'école est née spontanément, au fur et à mesure des besoins, aussi variée par sa forme que par son origine. La diversité des collateurs empêche même toute réforme sérieuse et les pouvoirs publics, par leur abstention ou leur indifférence, perpétuent cette confusion.
Dans les villes, cet essor de l'instruction devait être plus rapide.
Il n'est pas douteux qu'à la fin du W siècle, le nombre des écoles urbaines n'ait été très considérable. Ces établissements ne se trouvent pas seulement dans les aggloméra* tions comme Lyon, Paris, Rouen, etc., mais dans de petites localités administrées par un échevinage ou un consulat. Des bourgades comme Gaillac, Vitry, Aiguës-Mortes, Cordes, les Ponts-de-Cé, Romans, le Buis ont leurs écoles grammaticales et un maître payé sur les fonds publics. Dans toute grande ville, chaque quartier a la sienne; renseignement est véritablement organisé*. A Rouen, par exemple, il y a des écoles générales, des écoles de grammaire dans chaque quartier, des écoles enfantines dans chaque paroisse; en 1520, le nombre de ces dernières est si considérable, qu'un règlement de l'archevêque prescrit de les tenir éloignées de trois rues, pour éviter les rixes et les rencontres '. Cette diversité et cette hiérarchie se retrouvent ailleurs, à Lyon, Dijon, Amiens, etc. Elle permet d'assurer le cycle complet des classes : l'alphabet, les psaumes, la grammaire mineure avec le Catho^ le Donnt; la grammaire majeure avec le Doctrinal; la logique. Elle permet surtout de centra-
ans. Si, au bout de ce temps, Tenfant ne sait rien, le maître paiera 6 écus; 3 écus, seulement, au cas où Tenfant serait trouvé inintelligent.
1. Daupliiné. A D., Drame, E. 2121 : le Buis. ///., 35%, 3613, 3798 : Romans, mention du recteur des écoles, d'une • mestresse de filles », d'un maitre de grammaire, ce dernier autorisé à faire des lectures publiques et h. tenir des commensaux. — A Vitry, Técole est tenue aux frais du chapitre (A. D., Marne, G. 1526, avr. 1510). Aux Ponts-de- Cé, récole est donnée par le conseil d'Angers (A. M., BB. 6, P 45).