‹ Les origines de la réformeChapitre 180 sur 198 · A. D., Calvados, D · texte numérisé non relu

A. D., Calvados, D

3. A. N., X»» 1404, f« 4 y (20 nov. 1486). Le Parlement est également appelé à intervenir en 1497 entre deux Jacobins qui se disputent une lecture de la Bible (/(/., X»" 4839, f" 15, 23 nov.).

rons les registres très nombreux qu'elles nous ont laissés de leurs actes, un fait nous frappe tout d'abord. A la fin du XV* siècle, de ces centres d'études, la plupart végètent. A Toulouse, les maîtres pour vivre vendent a communément, au plus offrant et dernier enchérisseur, les chaires et régences desd. facultez » quand elles vaquent*. En 1487, à Montpellier, la faculté de droit est a venue comme au néant » : il n'y a « docteurs ne estudians ou bien peu ». La ville est obligée d'y pourvoir et de retenir des maîtres à prix d'argent^. Six ans plus tard, en 1493, l'université de Nantes est en ruines : maîtres et étudiants se sont « évadés »; il faut que le pouvoir central et les pouvoirs locaux agissent de concert pour restaurer les bâtiments et rappeler les fugitifs'. Mômes plaintes à Angers, en 1494, où la faculté de droit, faute de ressources, fixe à dix le nombre de ses maîtres et a attendu la multiplication des universités dans le royaume » déclare que ce chiffre devra être réduit quand l'occasion s'en présentera *. A Orléans, les docteurs régents refusent de conférer le doctorat aux licenciés. Us remarquent que le nombre s'est beaucoup accru, de six à dix, que les émoluments sont insuffisants, chaque maître n'ayant que cent écus, et que si on étend la maîtrise, ils ne pourront plus vivre''. Même préoccupation à Bordeaux où, en 1491,

i. Fournier, I. n*» 858. Les recloiirs et réjçenls • vendoient communément... au plus oiïrant et dernier enchérisseur les chaires et régences... quant elles vacquoient • (13 sept. 1470).

2. Fournier, H, n" H87. Les consuls « retindrent certain nombre de docteurs tant in jure civili que in canonico, au moyen d'aucunes sommes » (4 oct. i 487). Louis XII dut venir en aide à l'Université. En 1498, il paye lui-même quatre maîtres de médecine et donne 100 livres pour les réparations (Id., ibid.^ Il, n" 4209).

3. Fournier, III, n" 4r»02 (nov. 1493). Le roi donne 400 livres pour reconstituer l'Université. La ville fait venir un docteur en droit d'Angers (I" avril I49i). Mais, en 1195, il n'y a encore que quatre maîtres qui louchent chacun 100 livres de traitement [1d„ ibid,, n"* 1606, 1607).

Page 1