Id.y 1, n" 492. Statut de réforme (8 mai
5. La question se pose déjà en 1496 (A. N., 4837, f" 340 v"). On veut limiter le nombre de docteurs régents à quatre. — X*' 4849, f" 43 v".
Tunivcrsîté fixe à onze le nombre des régents*. Visiblement, toute la préoccupation de ces universités est de réduire le nombre des maîtres et, comme ceux ci ne vivent que des collectes de leurs élèves ou des frais d'examens, d'élever les droits de scolarité.
Telle est la première réforme. Dans la plupart des statuts rédigés à la fin du xv* siècle, les facultés fixent l'échelle des droits, interdisent aux étudiants de s'en affranchir, comme aux maîtres d'en dispenser^. Aucune mesure n'est moins démocratique et ne va contribuer davantage à écarter les fils du peuple. Ce n'est pas que ces droits fussent élevés, mais ce qui grandissait toujours c'était leur nombre. Qu'on voie par exemple ce qu'il en coûte, à Valence, pour devenir licencié en théologie : un demi-écu au chancelier, un demi-écu au recteur, 3 fiorins au receveur, 6 florins au docteur qui vous présente, 12 gros à chacun des docteurs qui vous examinent, 1 florin au bedeau général, 1 florin au bedeau du recteur, 1 florin pour l'écriture du diplôme, 4 gros pour le sceau du diplôme, 18 gros aux écoliers, une barrette et des gants aux docteurs présents, divers cadeaux aux docteurs de la ville'.
Le recteur et les professeurs s'opposent à l'admission de J. de la Barde comme régent. Les trois derniers docteurs reçus régents ont été rois déjà à la demi-portion (2 déc. 1507). Nouveau conflit en 1511. Les nations accusent les régents de ne plus vouloir conférer la régence et le doctorat. Ceux-ci répliquent qu*ils sont dix, que chacun d'eux n'a que 100 écus {Id., 4852, t*> 393). Le procureur général demande que les licenciés soient reçus • ad doctoratum non ad regentiam » (f* 393 v*).
1. Fournier, III, n" 1780 : 2 docteurs en droit, 1 docteur en médecine, 2 maîtres ès-arts, 6 maîtres en théologie. — A Paris, à la fin du XV" siècle, la faculté des arts se préoccupe également de la question. « Provideatur de multitudine regentium quia mulli sunt qui dicunt se habere materias qui... non habent • (Bulaeus, V, p. 827, 20 cet. 1498).
2. Aix. Statuts du 11 avril 1489 interdisant aux docteurs de remettre les droits sans l'assentiment du collège des docteurs • in conclavi et unanimiter - (Fournier, 111, n" 1587). —Réforme des droits : Montpellier (20 oct. 1468, 15 déc. 1471, 13 janv. 1480). /d., II, n" 1168, 1173, 1180. Angers (12 mai 1494). Ici., I, n'' 490.