‹ Les origines de la réformeChapitre 49 sur 198 · Isambert, IX, p. 69, a · texte numérisé non relu

Isambert, IX, p. 69, a

réclamé leur assentiment*. Charles VIII comme Louis XII ont repris les mesures de Charles VII. Dans le plus puissant des États féodaux, TAlbret, en 1487, en 1510, en 1515, la taille est établie, répartie, levée par les officiers royaux; le sire d'Albret est oblige de s'incliner '. Le principe que le roi lève l'impôt dans tout le royaume, triomphe donc partout. En même temps, il enlève aux seigneurs ce pouvoir qu'il se réserve. Par l'ordonnance de 1439, Charles VII a interdit aux barons, châtelains, hauts justiciers d'ordonner aucune crue dans leur domaine « pardessus la taille du roy », de lever eux-mêmes aucune aide, taille, contribution, sans son autorité ou congé, et seulement en vertu de lettres patentes. Louis XII renouvelle cette prohibition (mars 1499) '. En vertu de ces idées, conseils, parlements, généraux de la justice des aides, cassent tous les statuts seigneuriaux qui modifient les redevances, élèvent les tailles ou les aides, établissent de nouveaux subsides. Ils poursuivent les seigneurs ou leurs officiers. En 1512, les maîtres des comptes de Nevers sont arrêtés, emprisonnés sur l'ordre du Grand conseil, pour avoir réparti une taille sur les habitants*. Pareillement, il est interdit aux sujets de voter des subsides à leur seigneur sans le congé du roi. Si, en 1488, les Etats du Bourbonnais donnent 25000 livres au duc de Bourbon, en 1509, ceux de Vendôme, en 1512, ceux du Limousin accordent une taille au duc d'Alençon ou au sire d'Albrct, ce n'est que par la permission expresse du souverain. La somme votée,

1. Cahier des Ktats de Languedoc (16 sept. 1485). Picot, Étais généraux, t. I, p. 544.

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