‹ Les origines de la réformeChapitre 80 sur 198 · A. M., Rouen, A. 9, f 217 (9 déc · texte numérisé non relu

A. M., Rouen, A. 9, f 217 (9 déc

2. A. M., Riom, IIH. 1. Cf. Ann. du Midi, XIII (1901), p. 218.

3. A. N., JJ. 230, n* 181. Rouen est ■ principalle dud. art de drapperie • (1498).

foule de villages de la vicomte, il y a « grand nombre de moulins à foulier draps »; en 1494, Tavocat du roi à TEchiquicr constate que « jamais les gens ne furent plus inventîs à trouver manière de vivre en la drapperie... ))^ C'est qu'à ces produits, la France tout entière est un marché naturel. Ils se vendent aux grandes foires de Saint-Denys, de Lyon, s'expédient en ballots dans le Languedoc comme en Bourgogne. L'industrie est si prospère qu'à la fin du xV siècle, des villes voisines de la région normande se hâtent de l'adopter : Laon, qui, en 1482, fait venir des renseignements d'Arras, Meaux, qui à la même époque organise en corporation ses tisserands, Reims, Chartres qui, en 1498, demande une marque spéciale pour protéger ses draps *.

Cette production intense du Nord allait d'ailleurs, de 1450 à 1500, lui susciter d'autres concurrents non moins redoutables. Dans la région de la Loire, Bourges et le Berry avaient été, au milieu du xv* siècle, un centre renommé ^. Leurs draps allaient faire concurrence à ceux de Rouen sur les marchés du Languedoc. Mais Bourges était en décadence. Grâce à la protection, au séjour de Louis XI, Tours lui disputait la puissance industrielle et autour de l'active cité, deux groupes s'étaient formés : l'un, celui d'Angers et de Saumur, sous la domination du roi René *, l'autre à Poi-

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