A. M., Rouen, A. 9, ^ 179 (22 mars
2. Laon, A. M., HH. 17 (13 sept.). — Meaux, A. N., JJ. 231, f 193. m De présent le nombre des maistres dud. mestier est augmenté... » (1498). — Chartres, irf., 234, n* 388. — Reims. Varin, Arch, adm. de la ville de Reims, Statuts, 1, p. 848 et 851 (1496-1499).
3. A. D., Cher, E. 1719, r 18 v". A Bourges, il y a 30 à 36 maîtres drapiers. Ceux-ci se plaignent que les bourgeois fassent venir leurs draps de Ch&teauroax et Issoudun. — Dun-le-Roi est également une des dixsept villes jurées du royaume pour la draperie (A. N., JJ. 224, n* 58). — Dès le milieu du xv* siècle, les draps de ces villes sont vendus dans de petits bourgs de PAlbigeois comme Cordes et la Guépie. Revue du Tarn, t. XIV, p. 112, 113 (18 févr. 1443, 1" fév. 1451).
4. A. N., JJ. 219, n* 161 (8 avril 1461). Exemption des droits de trépas de Loire et cloison pour les garances, alun, voides, laines, etc.. accordés par René d'Anjou. Conflrm. de Charles Vlll.
tiers où, dès 1488, Charles VIII avait accordé aux métiers de In draperie l'exemption des droits perçus sur les laines et les matières tinctoriales. En 1493, une assemblée tenue à Fontenay-le-Comte avisa aux moyens d'étendre la fabrication, et trente ans plus tard, à Poitiers, le métier parut assez important pour que draperie de laine et draperie de soie fussent organisées en corporations distinctes*. — Une révolution plus grave fut celle qui, à la fin du xV» siècle, créa en Languedoc le régime industriel. Ce fut surtout l'œuvre de Louis XI qui favorisa dans la province l'introduction des métiers. Les laines émigraient en Italie, il parut plus naturel de les ouvrer sur place et ce moyen servit aussi bien à repeupler le pays qu'à l'enrichir. En 1477, le roi autorise Nîmes à organiser la draperie a tant de layne que de soie ». Une même faveur est faite à Montpellier (1476) et, dans cette dernière ville, le métier est organisé définitivement en 1483 par Charles VIÏI *. A leur exemple, Narbonne, Carcassonne, Pézenas, de petites villes comme Alais, Uzès prennent part au mouvement'. Grâce aux efforts combinés du roi, des Etats, des villes, le Languedoc vit accroître sa production. Il cesse peu à peu d'être tributaire du Nord et, en 1493, après la cession du Roussillon à l'Espagne, Charles VIII le défendît encore contre l'importation catalane par un régime prohibitif. En 1506, la province se sentait assez forte pour accepter la liberté, pourvu qu'elle fût établie « de cartier et d'autre » et que les tarifs élevés de l'Espagne fussent abolis ^ A la fin du xv*^ siècle, nos industries textiles étaient donc
1. A. N., JJ. 226, n* 167 (27 juin 1493). — Cf. Boissonnade, ouv. cit. I, p. 288.
2. Germain, Histoire du commerce de Montpellier, II, p. 387, 426. La draperie s'était conservée dans quelques viUes comme Millau, par exemple. Cf. Artières {Mém. de la Soc. des lettres^ arts et sciences de VAveyron, t. XV, p. 264).
3. A. D., Haute-Garonne, G. 2276, f 13 (Ktats du Puy, 14 sept. 1501). A Uzès (A. N., JJ. 235, n* 260) « lesd. habitans sont habituez à faire plusieurs quantitez de draps. >