‹ Les origines de la réformeChapitre 90 sur 198 · Id,t ibid., p. 376 ; t. IV, p. 12o · texte numérisé non relu

Id,t ibid., p. 376 ; t. IV, p. 12o

litc politique des deux Etats, la rivalité du Languedoc, de TAragou et de la Catalogne, le système prohibitif adopté par TEspagne et de plus en plus rigoureux, rendaient dîfBcilc rétablissement d'un régime de faveur. En 1496, sur la

demande môme des Etats du Languedoc, Charles VIII avait dû prohiber l'importation des draps du Roussillon, de l'Aragon et de Catalogne *. Cette prohibition fut renouvelée et maintenue dans les années suivantes. Les relations se détendirent pourtant, une première fois en 1498. Par le traité du 5 août les deux souverains s'engageaient à interdire les prises, à garantir la liberté réciproque du commerce, à fermer leurs ports aux corsaires. En France, la juridiction du Grand conseil fut assurée aux marchands espagnols, et le roi prit sous sa protection un certain nombre d'entre eux*. Les navires castillans purent aborder librement dans nos ports de la Méditerranée et de l'Océan, à Bordeaux, Nantes, Rouen, où ils se livrèrent à un commerce actif. Les relations, interrompues par la guerre de Naples, furent reprises en 15(Kî. L'occasion paraissait favorable. Louis XU abolit les droits sur les draps et des négociations furent engagées pour obtenir de l'Espagne la réciprocité dans les tarifs. Celle-ci s'y engagea par le traité de Barcelone (14 août 1306). Ferdinand avait promis la suppression des « subsides et impôts » mis sur les marchandises de France depuis la mort de Jean d'Aragon (1479), mais les clauses n'en furent pas observées; les elTorts tentés en ce sens ne purent donc réussir. Lliostilité sourde qui, même en temps de paix, ne cessait de régner

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