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concluant. Sans prétendre le moins du monde que, à l’époque où fut dressé le premier canevas de ce livre, les sociétés auxquelles il y est fait allusion eussent pour base la promiseuité des genres et ne connussent pas le mariage et la famille, il est permis de croire que tel était, du moins, le préjugé traditionnel des Beni-[sraël à leur endroit, et que ce préjugé avait sa raison dans les souvenirs d’un état de choses plus ancien, contre lequel les Sémites, en Orient, furent des premiers à réagir. Voici ce chapitre, qui, par la prétention qu'il affiche ouvertement de mettre l’état social créé par Moïse en opposition avec celui des peuples voisins, nous paraît, sauf les réserves que nous venons de faire, contenir de précieux enseignements. C’est Jehovah qui parle à son Prophète :
« Dis aux enfants d'Israël : Moi, Jehovah, je suis votre Dieu. N’agissez pas comme fait le pays d'Égypte, où vous avez demeuré, ni comme fait le pays de Chanaan, où je vous mêne : ne marchez pas dans leurs voies, »
Or, ces voies, qui, dans les préjugés des Israëlites, étaient celles de l'Égypte et du pays de Chanaan; ces voies, dont le peuple de Dieu devait se tenir éloigné, le commandement qui suit dit clairement ce qu’elles étaient, non pas à l’époque de la dernière rédaction du Pentateuque, mais au temps où commença la lutte du principe mâle exclusif, Jehovah chez les Israëlites, contre l’exclusivisme du principe femelle et contre l’hétairisme :
« Personne de vous n’approchera de sa parente consangœuine pour découvrir sa nudité : wé cum ed dormiat.
« Tu ne découvriras pas la nudité de ta mère, par respect pour ton père; elle est ta mère, tu ne dois pas découvrir sa nudité.
« Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton père, parce que c’est la chair de ton pére.
«Tu ne découvriras pas la nudité de ta sœur, fille de
ton père ou fille de ta mêre; qu’elle soit née àla maison ou au dehors, tu ne dois pas découvrir sa nudité. «Tu ne découvriras pas la nudité de la fille de ton fils ni de la fille de ta fille, parce que c’est ta propre chair. « Tu ne découvriras pas la nudité de la fille de la femme de ton père, née de ton père; c’est ta sœur.
« Tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ton père, parce que c’est la chair paternelle.
« Tu ne découvriras pas is de la Sœur de ta mère, parce que c’est la chair maternelle.
« Tu respecteras le frère de ton père, en n’approchant PR, pas de sa femme, car elle est ta tante.
Rs … « Tu ne découvriras pas la nudité de ta bru; elle est la femme de ton fils, tu dois respecter sa chair. « Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton :. +. frère; c’est la chair de ton frère même. as w +. « Tu ne découvriras pas la nudité de la fille de ta femme 7 nitu ne prendras point la fille de son fils ou la fille de sa ‘fille, pour découvrir sa nudité, tant que ta femme “ VIVTa».
| Suit un détail d’autres actes défendus, mais d’actes qui, Æ cette fois, sont tout à fait des turpitudes contre nature et a” qu’un état social quelconque, pour si dépravé qu’on le suppose, n’a jamais comportées régulièrement. Quelle que füt la dissolution des mœurs chananéennes, elle ne pouvait aller jusqu’à imprimer à ce qui n’est pas naturel le caractère de loi: la sodomie et la bestialité, auxquelles fait allusion le Lévitique, n’ont jamais été, même chez les derniers des sauvages, que des monstruosités. exceptionnelles: 4 Abstraction faite de ce point, il demeure établi, croyonsnous, par l'opposition précitée que, à une époque qui remonte bien au delà du livre en question et dont ce livre a conservé le reflet, en môlant à des souvenirs traditionnels, comme pour se les expliquer, des immoralités qui sont de tous les temps et de tous les pays, la famille n’était pas
“organisée dans le
Kasion, Libanon, Antilibanon et Thabor, qu'ils eurent : *
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conditions que le chapitre XVIII dont il s’agit a eu en vue de consacrer. Cette époque reculée, où les relations de parenté du mâle et, par conséquent, la propriété absolue et héréditaire dans sa descendance n’existaient pas d’une manière suivie, est antérieure à ce que l'Egypte et le pays de Chanaan nous offrent de plus ancien. Ce n’est done ni aux Egyptienst ni aux Chananéens proprement dits que s'adressent directement les allusions du Lévitique, ne. état social dans lequel ils se trouvèrent d’abord mêlés et qu’ils avaient déjà considérablement modifié, quand les Sémites se mirent en contact avec eux. Cet état, du reste, est rappelé en termesf. =" exprès dans la seconde cosmogonie de Sanchoniaton, où Fi te est dit de Semenrumos et d’Usoos, ‘les fils des géants
beaucoup d’argent de leurs mères, «car les femmes d'alors se lgaient sans honte à ceux qu’elles rencontraient ». 5 3 b:
he: