‹ Les origines de la religionChapitre 99 sur 219 · Rois, XVII · texte numérisé non relu

Rois, XVII

ra

Aschar ou « sanctuaire du fécondateur igné de l’abime », qui était le nom de la tour d’Adar, située à côté du Bit- Zida, nous paraissent, en conséquence, expliquer le voisinage du tombeau de Rachel, la brebis-mère, et de la tour d'Ader, près de Bethléem. Rachel est ici une orte de mater turrigera. Quant au cippe‘ dressé par Jacob sur le tombeau de la bien-aimée, la colonne? qu’Absolom, de son vivant, d’après la Bible *, fit élever sur le sien, dans la vallée du Roï, et qui portait le nom significatif dé « main d'Absalom *, > est un indice qui montre le sens qu'on attachaït en Chanaan à ces sortes de symboles. La maçbath du twmulus de Rachel était donc, sinon par sa forme, du moins pour le sens, une main phallique, par conséquent une main d'Anu, exactement comme la #n7açbath* du tumulus de la vallée du Roï, qui, bien que simple colonne ou cippe, était qualifiée de « main d’Absalom * ». Il est bien vrai que, dans Migdol Adar, la première articulation du mot Adar est un aïn (j?), au lieu d’un alef (K) ou d’un hé (7), comme dans Adr-amelekh et dans l’Adar assyrien, mais nous savons que rien n’est plus fréquent, dans les langues sémitiques, que la permutation de ces lettres.

Il ressort assez clairement déjà, croyons-nous, des développements qui précèdent que, à l’origine du sémitisme proprement dit, l’hétaïrisme était encore la loi de beaucoup de sociétés en Asie. La Bible, cependant, a beaucoup d’autres preuves à nous fournir à cet égard. Le chapitre XVIIT du Lévitique, par exemple, est tout à fait

1. UN, en assyrien, le.« ci2l inférieur », par opposition au ciel supérieur et visible. Oppert, Journal asiatique. 1865, p. 328. 2. 12% — maçebah.

Page 1