‹ Les origines de la religionChapitre 101 sur 219 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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Venus in calamis.

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À la mére universelle et commune ne se substitua pas brusquement la priorité de l'énergie du mâle: les religions ne se succèdent point par supplantation violente, mais en croisant l’une sur l’autre. La mère, en passant du neutre au féminin, demeura longtemps l’égale du père et ne s’effaçca que progressivement devant la puissance absorbante de l'époux. Ce progrès est marqué par les transformations que subit le dogme originel de la divine Maternité. Il s’échelonne ainsi:

1. D'abord la Mère enfantant d’elle-même, seul et unique principe de toutes choses, ayant son symbole dans la Terre et ne faisant qu’un avec lui: Mater virgo, Martha.

2. La Mère fécondée, par suite de l'affirmation de l’énergie du mâle, mais en dehors de l’idée de mariage et avant l'établissement de la propriété privée : prostituée divine ayant son symbole dans la Terre ouverte à tous les germes,

Mylitta, Venus volgivaga, Aphrodite pandêémos, Magdalena.

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