‹ Les origines de la religionChapitre 103 sur 219 · IV. — VENUS IN CALAMIS TUBES · texte numérisé non relu

IV. — VENUS IN CALAMIS TUBES

roit pour base. Et peut-être faut-il attribuer en parplus grande résistance que la race en question à à d ‘envahissements de la métaphysique transcen- à heureuse circonstance d’un milieu moins agité organisation physique gr nerveuse et moins able, mais plus lié ée et plus ferme. I] lui a été ut avantage que la voie de la spéculation reli- > 8 it ouverte devant elle qu'après la constitu- " “tion de la famille et de la cité, quand sa raison était É Te wenes pouvoir se guider d'elle-même dans la pratique. la vie. Homme fait, lorsque la con- +templation du cosmos ef de l’adoration de laforce il passa ni … RENE il apporta dans ce nouveau genre de travail une expérience à du naturel, des dispositions et des bitudes qui ne rent pas veu contribuer à contenir son s 2e imagination et à l'empêcher de dévier dans la trop séduisante recherche ETS causes premières. Aussi, montrera ue. A une Re de réaction qui lui dontiera sur cette même nature, dans laquelle il a eu davantage le temps de ke se. dévelépper, un empire que n’a eu jusqu'ici l homme plus âgé d'aucune autre race. La critique dans toutes ses applications, l'histoire, l'art, la scionge, la dti la morale, le droit, tout ce qui constitue à notre civilisation moderne, fille de la Rs et de Rome, conquête de l’imie Titan Prométhée, sa supériorité indéniable, ce sera - l'Arya surtout qui en aura l'initiative.

La spéculation qui a produit le chthonisme et tous les symboles religieux qui se rattachent directement ou indirectement à l'âge de pierre n’est donc pas une pensée aryenne. Outre que leur organisation individuelle ne paraît pas s'être prêtée volontiers aux précocités hors de saison, les Aryas ont vécu originairement dans un milieu Jocaloù la Terre comme telle n'avait peut-être pas pour l'imagination et la rêverie les séductions que devait offrir Je ciel libre et dégagé des hautes montagnes. Sur ce pla-

teau élevé qu'ils habitaient, au milieu des immenses steppes nues et désertes où ils faisaient paître leurs troupeaux, la maigreur de la végétation n'était guère de nature, *%e semble, à persuader de l’énergique vertu du sol et à inspirer l’idée des symboles qui se rattachent au culte de hs surface terrestre ou des profondeurs souterraines. Quelle ” compensation pouvait offrir à leurs sens cette terre He conde, à côté de l’immensité ouverte qui se déroulait libre. ment au-dessus de leurs têtes, de ces horizons sans Tino de tout cet espace infini dans lequel se mouvaient des forces aussi rapprochées de la vue et aussi séduisantes que

celles de l'atmosphère et des profondeurs célestes : les

vents aux longues et larges trainées, les gigantesques chevauchements des nuages, les interminables raffales de la tempête, les éclairs s'étendant d’un bout du ciel à Pautre, puis la sérénité de l’orbe immense qui embrasse tout, * les lents et lointains levers de l’aurore , la splendeur inaltérée du jour, l’éclat d’un».soleil aux franches coudées, véritablement roi et seigneur de ces espaces, et enfin la brillante armée des étoiles ? g

L'origine de la spéculation en question, qui remonte, avons-nous dit, ainsi que le prouve la nature même de ses .* symboles, aux premières époques de l’hétaïirisme, ne doit être recherchée, en conséquence, que dans un milieu moral précoce, müri avant la saison, et dans un milieu local dont le caractère de la végétation explique tout à la fois la précocité désordonnée de l’homme et la préférence donnée à l'énergie de la Terre sur la puissance du Ciel. Il faut trouver des conditions telles, qu'on y puisse avoir au moins un motif plausible de Conjecturer, sinon d'affirmer, que là seulement a pu se développer la spéculation chthonienne. Or, l’aryanisme et le berceau des Aryas exclus de toute hypothèse à cet égard, il ne nous semble pas possible de rechercher la solution de notre problème autre part que

-dans la zone comprise entre le 20° et le 40° degrés de lati-

Page 1