IV. — VENUS IN CALAMIS
tude nord, en Asie, et parmi les familles humaines qui peuplaient cette zone antérieurement aux invasions aryen-
nes. En excluant également de l'hypothèse la race semi-
tique, le sémitisme ne paraissant être, du reste, qu’un
--rameau détaché du même tronc que le rameau arya à une époque où le chthonisme était déjà formé, nous n’avons plus en présence que des groupes humains appartenant à
un conglomérat très-diversifié qu’on a appelé du nom de Touranisme. Cette dénomination, qui ne désigne rien
d’uni et de compacte, n’a été employée par les Aryas que
comme terme d'opposition entre eux et ce qui n’est pas eux, de sorte qu’elle n’a pas de valeur ethnologique em elle-même. Des savants ! prétendent que le mot pourrait se rattacher au sanscrit éwr, turas, tuiria, avec la double signification « d’ennemi » et de « noir >, par opposition aux Aryas, dont le nom signifie « blanc » et « brillant ». Quoi qu’il en soit de cette étymologie , nous ne pouvons, jusqu’à plus ample informé, comprendre dans la dénomination de « touranien » une unité de race comme pour les Aryas et les Sémites ; si la science, en effet, distingue de ceux-ci, dans l’antiquité, des peuples comme la plupart des Scythes, et, dans les temps modernes, la race jaune, les Turcs blancs et aussi toutes les populations à teint naturellement foncé, elle n’a pas réussi à établir la parente originelle des Scythes anaryens, des Turcs blancs, des hommes de couleur jaune, des Dravidiens et des autres peuples dits Touraniens entre eux. Il n’y a donc pas de race touranienne proprement dite, à moins de restreindre le sens du mot au groupe turco-finnois, et quand nous nous servirons de cette dénomination pour désigner toute une classification anthropologique, il est bien entendu que ce sera uniquement comme terme d'opposition. Néanmoins, on ne saurait méconnaître qu’il n’y ait eu,