‹ Les origines de la religionChapitre 110 sur 219 · IV. — VENUS IN CALAMIS · texte numérisé non relu

IV. — VENUS IN CALAMIS

l'attention sur un usage fort curieux qui s'est perpétuë jusqu’à nos jours dans une des grandes fractions du touranisme et qui nous parait rendre raison du symbolisme des marais. |

Les Crétois, à la recherche d’un emplacement pour y construire leur ville, firent exactement ce que font aujourd’hui encore les Chinois, du moins dans les provinces mcridionales de l'empire, avant d'élever une construction. Is cherchèrent le « vent » et « l’eau». Au mot chouy, page 343 du Dictionnaire chinois édité par Deguignes, il est dit que le composé Fong-Chouy, qui signifie « vent et eau », désigne une superstition consistant à choisir, pour construire ou inhumer, un endroit à l’abri du vent et où il y ait de l’eau. Des renseignements particuliers, que nous devons à l’obligeance d’un ancien consul francais à Chang- Haï, ajoutent que des hommes spéciaux sont chargés d'étudier le pays à ce point de vue; qu’ils parcourent la campagne, sondent le terrain, pour savoir s’il est bien effectivement humide, et s’orientent de facon à mettre la rivière, le marais ou l'humidité entre la construction et l’abri de la montagne ou de la hauteur, quelle qu’elle soit, Généralement, l’eau doit être au midi et la hauteur au nord, surtout si c’est du nord que soufflent plus habituellement les vents secs. Les Chinois sont guidés, dans cette recherche, par des idées se rattachant à un dogmatisme religieux de la plus haute antiquité, dogmatisme qui remonte très-certainement à une époque antérieure à leur établissement dans les bassins du Hoang-Ho et du Yangtsé-Kiang. et appartient, en conséquence, à une autre civilisation que celle dont Fou-Hi est réputé le père. L'eau, suivant cette doctrine, dont nous constaterons l’existence sur presque toute la terre, est l'élément qui entretient la vie, et le vent sec est censé en arrêter le développement. Or,la vie, dans ces mêmes opinions, a sa base au foyer domestique , et, d'autre part, la tombe est une matrice, dans laquelle le

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