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mort, replié sur lui-même comme l'enfant dans le sein de sa mère, s’informe à nouveau pour renaître. Faciliter l’œuvre du foyer et celle de la tombe, en appelant à y concourir l’eau qui vivifie et en la mettant à l'abri du vent qui dessèche, tel est l'objet du Fong-Chouy. Ajoutons, pour compléter la démonstration, qu'aujourd'hui encore toute génération animale et toute production végétale sont attribuées, en Chine, à un esprit appelé Ché, qui est l’esprit de la terre : Spiritus terræ prœæsidens omnibus generationibus!. L'esprit n’est ici qu'une superfétation métaphysique d’une époque évidemment plus récente, pour désigner l’énergie ou principe de génération résidant dans la terre. C'était peut-être, à l’origine, un de ces esprits comme les concoivent les sauvages, esprits qu’ils mettent dans tout, même dans ce qui est inanimé, et qui sont tout simplement les spectres des objets. Les Aztèques, qui paraissent avoir eu de l’élément humide la même opinion que tant d’autres peuples, ainsi que le prouve l'édification de leur capitale, un centre religieux, au milieu des eaüx d’un grand lac, conformément aux prescriptions d’un oracle, ont, pour désigner la ville ou plutôt la cité en général, un mot qui rappelle assez bien le Fong-Chouy des Chinois. Une ville, dans leur langue, se dit altepetl, et ce mot signifie littéralement «eau et montagne ». Le chthonisme était, du reste, trés-répandu en Amérique, où beaucoup de Superstitions, de vieux usages et des monuments même le rappellent ‘encore.
En Chine, le Fong-Choùy, tel que nous venons de le décrire, n’est guère plus aujourd’hui qu’une façon de théorie scientifique dépouillée de symbole, mais il n’en a pas moins conservé son caractère religieux chthonien. Plutarque rappelle un mythe égyptien, où la théorie, qui est exactement la même que celle du Fong-Choùy, est associée à un