IV. — VENUS IN CALAMIS
nèrent aussitôt à la grande navigation, » reportant ainsi sur la mer Intérieure les habitudes qu’ils avaient contractées dans l'Océan Indien. Strabon! dit la même chose, et il ne paraît pas téméraire de conjeeturer que les îles de Tyr et d'Arados, sur la Méditerranée, ne sont qu’une reproduction des deux îles saintes d'Arados et de Tylos dans le golfe Persique.
Les Couschites nemrodiens, venus du nord-est en con= quérants, paraissent avoir pénétré dans le pays comme un coin dans un corps qu'il divise. On les trouve, en effet, établis au centre même de populations pré-existantes dont ils sont flanqués au nord et au sud. Le déchiffrement des inscriptions cunéiformes a permis de constater deux faits d’une haute importance pour l’ethnographie, à savoir que les dominateurs pré-couschites de la Mésopotamie étaient des Touraniens , et que ces mêmes Touraniens, désignés dans les inscriptions par les noms d’Accades et de Soumirs?, se rattachaient à d’autres Accades existant de temps immémorial dans les montagnes de l'Arménie *, où, de même que dans la Babylonie méridionale, ils étaient connus sous la dénomination de Chaldéens. Il y avait, en effet, d’après le témoignage des auteurs anciens *, des Chaldéens dans le nord, aux sources