XVI
2. Les assyriologues ne sont pas d'accord au sujet de ces dénominations, Les uns, comme MM. Ménant, Oppert, Prætorius , Eneberg, Gelzer, ne comptent pas les Accades parmi les Touraniens ; d’après
[. c'étai ôma.1 Lense x nes Saisnt ME des Sémites. D’autres, comme MM. rr, -8noY PERLE: eo
x .-…, weurader, confondent les Acéades et les Sumers, qui ne seraient, suivant eux, que lés rameaux d’un même tronc pré-cou< schite. En atténdant que cette querelle de mots soit vidée , nous conservérons la dénomination d’Aëcades pour désigner la‘ population qui précéda dans le pays les énfants de Cousch et de Sém, et à laquelle on doit le développement, au moins, de l'écriture cunéiforme. |
2. Inscrip. dé Saryukin, dite des Fastes, I, 31, H. Rawlinson, t. IV de la trad. angiaise d'Hérodote, pp, 250-254. — Oppert, His: toire des Empires dé Chaldée et d'Assyrie, p. 8, n. }.
8. Xénophon, Anabas. IV, 3; V.5; VI, 8; Pline, Hist. hat, VA, 9:1Strabe, XIT,"19.
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du Tigre et même à celles de l’'Euphrate, et il y en avait au sud, dans la Babylonie, ces derniers séparés des autres par une population d’origine couschite. Ces faits sont parfaitement établis. Quant à l'identité des Chaldéens et des Accades, elle ne saurait faire le moindre doute. Les Chaldéens de Babylone se considéraient eux-mêmes, d’après Diodore de Sicile !, comme « les plus anciens des Babyloniens », au milieu desquels ils formaient un peuple à part, et c’est évidemment à une langue et à une écriture toutes particulières que Daniel? fait allusion, quand il parle de la langue et de l'écriture des Chaldéèns enseignées dans une école spéciale du palais royal. Le verset 4 du chapitre IT de ce même livre de Daniel est peut-être plus explicite encore. Le roi, ayant eu un songe et voulant en obtenir l'explication, consulta les Chaldéens, qui lui répondirent, dit le prophète, « en langue araméenne ». Cette particularité n’a été evidemment introduite que pour distinguer la langue parlée dans la circonstance, et qui était celle du roi, de la langue propre à ces mêmes Chaldéens*. « C’est dans ce dernier 1diome, disent les assyriologues, qu'étaient rédigées les lois constitutives de la société babylonienne,
1. II, 29. — Cf. Étienne de Byzance, — au mot Xaœ)daïor, — qui cite le témoignage d'Hellanicus, d'après lequel il y avait des Chaldéens avant le roi Céphée, c'est-à-dire avant les Céphènes ou Couschites : Oi Knpñves nai Xa)0atot mpÔTEpOY &x\hOno av.
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3. M. J. Halévv «ri renousse l’accadisme et paraît faire des Sé-
mites la première population dela Babylomie, voit, au contraire, dans ce passage de Daniel, la preuve évidente que les Chaiaeers n'avaient d'autre langue que l'araméen (Journal asiatique, juin 1874). Nous ne comprendrions pas, s’il en était ainsi, qu’elle eût pu être la pensée du prophète ou de l’auteur du livre qui porte son nom, en introduisant cette circonstance, qui, en dehors de notre interprétation, demeure inexplicable. Se figure-t-on, par exemple, Tacite ou Suétone faisant paraître devant Auguste ou Tibère un augure romain coïflé de l'apexæ, avec le lituus en main, et disant que l’augure se serait servi de la langue latine pour expliquer au César quelque mystère du vol des oiseaux ? On ne le comprendrait que s’il s'agissait d'un hiérodule ou devin étranger, dont le latin n'eût pas été la langue.