IV. — VENUS IN CALAMIS
la Kissie élamitique qu'ont dû partir les Sémites, dont le nom, avec sa signification de « montagnards », leur serait venu des montagnes qu’ils habitaient au nord-est de l’Assyrie. De l’Arphachsad, où il ne serait pas impossible qu'ils se fussent légèrement aryanisés au contact des Mèdes et du Mazdéisme zoroastrien, les Sémites ne paraissent pas être tous descendus dans la Mésopotamie. Une partie d’entre eux dut traverser l'Arménie et se répandre dans l’Asie-Mineure. C’est probablement cette fraction que la Bible désigne sous le nom de Lud', et peut-être la Lydie, dont les limites, avant l'invasion des Phrygiens en Asie, n'étaient point circonscrites comme elles Le furent plus tard et comme elles le sont restées dans les auteurs grecs , a-t-elle dérivé de là sa dénomination ? L'autre partie, celle que la Bible relie à Aram, un frère puiné d'Arphachsad et de Lud?, serait descendue postérieurement, quoique de très-bonne heure, dans la Mésopotamie septentrionale, d’où s'étaient détachées déjà bien avant Abraham de nombreuses ramifications, qui avaient traversé l’Euphrate et s'étaient répandues ensuite à droite et à gauche, dans la direction du sud. On trouve, en effet, des Sémites établis dans le pays de Chanaan et sur toute la côte orientale de la Méditerranée antérieurement à l’arrivée des Phéniciens proprement dits : c’étaient ceux que la Bible qualifie de fils d'Aram et qui furent Us, Hul, Gether et Mes. Les Héthéens, qui étaient aussi des Sémites, quoique la Genèse* fasse de Heth, leur éponyme, un petit-fils de Cham, avaient donné de très bonne heure leur nom à une ligue puissante qui eut son centre en Syrie et qui dirigea de là sur l'Hgypte la fameuse expédition dite des Hyksos. Ce sont les Khêtas des inscriptions et des pa-