‹ Les origines de la religionChapitre 137 sur 219 · Comment. ad Hos., t. Il, p · texte numérisé non relu

Comment. ad Hos., t. Il, p

4, La Magie chez les Chaldéens, p. 4.

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main, — faisant résonner son tympanum, complètent...

Esprit du ciel, souviens-t’en! Esprit de la terre, sou- viens-t'en! »

Un autre document, qui n’est pas de moindre importance, reporte également le culte hétaïirique d’An à une époque pré-couschite. C'est le récit du déluge, trouvé parmi les tablettes. de la bibliothèque d’Assourbanipal et

ent D de reconstituer. Dans la sixièine tablette de ce récit, la divine reine d'Erech, Ischtar, qui n° est, ainsi que nous l'avons exposé plus haut, qu’une des formes sous: lesquelles les enfants de Cousch féminisèrent An, s'adresse au héros qui a conquis sa ville et lui parle ainsi :

«Izdubar, tu seras mon époux; ta parole me liera; tu seras mon ne je serai ta femme. Tu seras porté dans un char de pierres précieuses et d’or, et tu monteras dans les jours de grande solennité au Bit-Ani, dont l’enceinte renferme le bois sacré de pins. Les rois, les princes et les seigneurs viendront t'y rendre hommage et t’apporteront les tributs des montagnes et des plaines. »

Nous ferons d’abord remarquer que le nom d’Izdubar n’estque la reproduction phonétique ou prononciation d’un mot qui, dans le texte, est écrit en caractères purement idéographiques, et que cette prononciation, provisoirement adoptée par M. Smith, en attendant mieux, n’est pas celle du nom vrai du héros. Comme tous les poèmes de l’âge héroïque, le récit auquel il est fait allusion se compose d'éléments mythiques et d'éléments historiques, de sorte que le personnage d’Izdubar, quelle que soit, d’ailleurs, la forme exacte du mot, représente tout à la fois ün héros et un dieu : il est le vainqueur d’'Erech et l’associé mâle de l’Om-Uruk ou divine Mère de cette ville. Comme conquérant de Babylone, d’Erech, de Sourippak et de Nipour, il rappelle assez bien, ainsi que l'avait entrevu sir H. Raw-

linson et que le conjecture M. François Lenormant!, le

« violent chasseur couschite, Nemrod, qui régna d’abord, dit la Genèse ?,'sur Babel, Erech, Accad et Kalné.» La dernière de ces quatre villes est identifiée par le Talmud ‘au Ni pour des inscriptions,de sorte que, à part Accad,quin’est que le nom d’un territoire, dont Sourippak, da Larsa d’époque postérieure, aurait bien pu être la capitale primitive,

on a les mêmes termes géographiques pour les “premières conquêtes d'Izdubar que pour celles de Nemrod. D'autre part, sir H. Rawlinson a reconnu que l'élément mythique. ” constitutif de la dénomination d'oag était le feu, d'où . « le nom de Zoroastre donné par les Grecs à l'antique sage de Babylone, dit-il, de ce Zoroastre qui auraitinon-seu-

< lement enseigné aux Babyloniens l'astronomie et l’as-

« trologie, mais encore introduit le culte du feu. »

Or, les juifs et les premiers chrétiens associaient le même Zoroastre avec le Nemrod de la Bible. On lit, en effet, dans le Talmud * : « Therach, le père d'Abraham, … « était idolâtre. Un jour, une femme vint trouver le fils : « avec une écuelle de fleur de farine, en lui disant : — « Offre cela aux idoles. — Mais Abraham prit un bâton, « brisa les idoles et mit le bâton entre les mains de la « plus grande. Son père, étant survenu, lui demanda qui « avait fait ces choses. Abraham répondit : — Pourquoi « mentirais-je? Une femme m'a apporté des vivres pour < que je les offrisse aux idoles; comme chacune voulait « être la première à en manger, la grande les a mises en « pièces avec le bâton qu’elle avait à la main. — Thérach « reprit : — Qu'est-ce que tu racontes-là ? Ont-elles donc. « la connaissance? — Puis il livra Abraham à Nemrod « qui voulait qu'il adordt le feu. — Moi, dit Thérach,

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