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douze signes du zodiaque, ce qui semble bien caractériser Izdubar comme feu ou lumière principe de la nuït et du jour, la lumière et le feu étant même chose en mythologie. Avec le sens que nous venons de reconnaître à l’Hercule
Sandan lydo-assyrien, on ne saurait donc nier que Clé-
ment d'Alexandrie n’ait eu raison de voir dans les douze signes du zodiaque et les douze mois de l’année solaire les éléments mêmes du mythe des douze travaux d'Hercule !.
Izdubar est donc, en qualité de personnage historique d’abord, le vainqueur d’Erech, une ville pré-couschite, qui
existait avant l'invasion Nemrodienne et qui, comme nécro-
pole générale, était le grand centre du Chthonisme en Chaldée *, le siége principal de la divine mère terrestre : Om- Uruk, l’Omoroka de Bérose. Une des premières tablettes de l'épopée le représente, en effet, envahissant à la tête d’une armée puissante le territoire de cette cité et le soumettant à sa domination. « Comme un taureau, y est-il dit,
il foula sous ses pieds le pays du roi Belesou, le subjugua, -et ensuite il se ceignit de la tiare. >» Puis, dans une autre tablette, le culte des énergies célestes du jour et dela
nuit, constellations, planètes et soleil, s’associe à celui des vaincus, et Izdubar devient un dieu, qui épouse Ischtar, la divinité archigète et la reine même d’Erech, une déesse myrionyme, nomine mullijugo *, comme la grand'mère de Pessinonte, mais plus particuliérement connue, néanmoins, sous son nom couchito-sémitique de Belit ou
« Dame ». Dans cet état, il est le type d’un Zoroastre
mythique, introducteur du culte du feu et inventeur de
l'astronomie ; d’un Orion, roi brillant de la nuit, associé à
1. Clém. Strom., V, 14, 8, 104, p. 710. Cf. Platon, Rép., I, X; Val. Max. I, 8,1; Macrob., In somnium Scipionis, I, 2. 2. Loftus, Travels in Chaldæa and Susiana, p. 162 et suiv, =
ui: 1 Rawlinson, Dissert., p. 592.
” 8. Apulée, I. XI,
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