‹ Les origines de la religionChapitre 141 sur 219 · Les premières Civilisations, p. 84 et suiv · texte numérisé non relu

Les premières Civilisations, p. 84 et suiv

C’est à celle-ci qu'Ischtar va redemander son bien-aimé; car Belit dispose des « eaux de la vie, » et c’est d’elle que la divine amante les recoit parel’intermédiaire d’'Anounnaki, le même qu'An ou Anou. Qu'était-ce que ce Thammuz? Le nom, d’abord, n’est point sémitique : l’étymologie donnée par Movers ‘, qui dérive cé mot d’une racine mäz?, « séparer, » de manière à lui faire signifier une « séparation » d'avec Baaltis ou même une « interruption vio= lente » de l'énergie solaire, cette étymologie est trop forcée. Peut-être y a-t-il ici une racine accadienne. Quoi qu'il en soit, le fond original de l’idée ne paraît pas appartenir au dogmatisme des cultes sabéiques. Avant de se transformer, avec le dédoublement Ischtar de la Belit infernale, en une puissance de l’hémisphère supérieur, et de devenir une sorte de Bacchus-Adonis, soleil phallique de la saison des fruits, le « fils de la vie » avait été un dieu de l’abime, « seigneur de la demeure des morts et de l'intérieur du tumulus *. >» Dans ce premier état, il était l’étincelle vitale, le Ninyah ou nain d’une grotte idéenne, tout à la fois fécondateur et embryon dans le sein de l’intus symbolique qui se trouvait à la base de la tour dite de la main d’Ani. C’est de là que, au contact du Sabéisme, il naît soleil de la nuit et du jour, régulateur du zodiaque et de l’année, fils, cette fois, de la divine mère Ischtar, dont il avait d’abord été l’amantet l’époux *, et que, de plus, il continue à féconder par son rayonnement

Page 1