CHAPITRE VE
.... Æneas, quem Dardanio Anchisæ Alma Venus Phrygii genuit Simoentis ad 'undam.
Æn., I, 617.
Nous avons vu, au chapitre précédent, que le signe de la dénomination An se compliquait fréquemment dans l’écriture d’un autre prononcé Æi, de manière à donner un composé An-Ki. Or, ce composé, en passant en assyrien, c'est-à-dire dans une langue évidemment différente, ya été pris pour un simple hiéroglyphe et rendu par Zlou- Irçit, qui désigne la « divinité de la Terre », abstraction faite du sens littéral originel. X3% voulait donc bien dire la « Terre » : la preuve que cette prononciation existait réellement en Babylonie et qu’elle y était affectée à un terme désignant la divinité chthonienne, c’est qu’on la trouve dans Damascius sous la forme grecque Axvxn {. Prononcée Dav-Ki à la manière actuelle, et comme ce devait être aussi effectivement le cas au temps du philosophe néoplatonicien, ce mot répond exactement à l’accadien