De Princip
Dav-Ki, tel qu’on le lit sur les tablettes cuneéiformes, où il désigne une mère divine du genre de Belit : c’est une Gæa océanique, une terre, épouse du dieu des eaux,‘ ou, en d’autres termes, l’aspect féminin d’An. Or, la transcription sèmitique de ki, en composition avec un autre terme qui précède, est simplement k, de sorte que, en hébreu, par exemple, pour An-Ki on a An-K (P-73}) ou, suivant la nuance de la semi-voyelle employée dans la prononciation pour mouvoir la consonne finale de la première syllabe, An-ak et An-ok. On peut donc inférer de là que les formes Anki, Ank,Onk, Anak, Anok, toutes les fois qu’on les rencontre, dans les textes, avec le sens que nous avons déjà constaté pour la dénomination An, ne sont que les formes entières de cette même dénomination. C’est pour-. quoi on ne saurait être surpris de leur voir le double aspect mâle et femelle de l'An originel.
Nous trouvons la forme composée masculine, en Assyrie, dans le nom du septième monarque antédiluvien Edoran— chus, où il n’est pas possible de méconnaître un composé ADAR-ANKH répondant à l’Anr-#elechkh et An-melekh de Sepharvaim, la « ville des livres », la même que Sippara ou Pantibibla, dont un abréviateur de Bérose, Alexandre Polyhistor, dit que cet Edoranchus avait été roi?. C’est sous son règne qu'aurait eu lieu, d’après le même Bérose, la dernière théophanie d’'Oannès, le Dieu moitié homme et moitié poisson. Edoranchus est done bien un composé des deux dénominations Adar et An, que nous savons déjà identiques dans leur application, puisqu'elles désignaient