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On sait, d’ailleurs, que les sacra arrachés par Énée du milieu de Troie en flammes, et qu’il transporta dans le Latium, étaient des images ou symboles des Pénates phrygiens : |
Effigies sacræ divûm, Phrygiique Penates,
Quos mecum à Trojà mediisque ex ignibus urbis Extuleram ie neo CNRS
Or, d’après Denys d'Halicarnasse ?, les écrivains grecs traduisaient le mot de Pénates par des correspondants lexiques impliquant l’idée de paternité dans le sens de génération : of narpôr et of yevébhou Les Grecs considéraient donc ces dieux comme des fécondateurs du foyer, et il n’est pas douteux que Vesta, au culte de qui ils étaient associés à Lavinium, à Albe et même à Rome, n'ait joué, dans cette situation, un rôle plus particulièrement chthonien, analogue à celui de la Rhea phrygienne. Du reste, les poëtes citent Vesta parmi les divinités de Troie, à côté de Vénus et de Cybèle, ce qui ne peut s'entendre que d’une assimilation à l’Hestia aryenne du côté virginal de la Mère divine, Mère originairement neutre, et plus tard, en se féminisant, tout à la fois vierge et hétaïre : Cybêle et Aphrodite. C’est dans le temple de Vesta, que, au milieu de Troie incendiée, Énée retrouve Hélène, qui s’y était réfugiée pour échapper à la vengeance des Grecs :
Jamque adeo super unus eram, quum limina Vestæ Servantem et tacitam secreta in sede latentem Tyndarida aspicio3.1. . . 1...
Et parmi les dieux que l’ombre d'Hector recommande au pieux héros d’emporter avec lui, et qu’elle tire même de leurs sanctuaires pour les lui remettre, le poëte cite, avec les Pénates, cette même Vesta :