VI. — VENUS ÆNEA 3 W
rain pontife L. Metellus, lors de l'incendie de l’an 241 avant J.-C., Denys d'Halicarnasse ‘ cite, outre le palladium, ce qu’il appelle les choses secrètes ou aroppnta en général, et Tite-Live* les sacra de Vesta, au nombre desquels figurait, au rapport de Pline *, le phalle ou fascinus. Nul doute que, par ces symboles, il ne faille entendre les Pénates, que l’on sait, en effet, avoir été ramenés de Troie, avec le palladium et Vesta, par le héros de l’Énéide, et que ces mêmes Pénates, qualifiés ailleurs de dieux générateurs, n’aient été des emblèmes phalliques. Or, la forme sous laquelle on figurait ces dieux était précisément celle du pieu ou de la lance. Nous savons, en effet, que le culte romain des Pénates était le même que celui de Lavinium * et que, à Lavinium, il n’y avait, au témoignage de Timée *, d’autres sacra que des vases en terre et des lances ou pieux en métal. D'autre part, Servius parle des Pénates comme de dieux dont le sanctuaire aurait été desservi par les Saliens du Palatin, dans la Regia même, où ces prêtres pontifiaient et qui n’était qu'une dépendance du temple de Vesta, ainsi que nous venons de le dire. Et après avoir nommé ces dieux, ilcite des lances ou des divinités à lance qu'il identifie avec ces mêmes Pénatesf. Mais comme il n’y