Hist nat, XX VIII
4, Varro, L. L. V, 144: Lavinium; nam ibi Di Penates nostri.
5. Denys, I, 67 : xnpÜxia otônpà xai you nai xépauov Tpwtxdv eva tà év toïs AÔUTOL Tois Év Aaoûtvio nelpeva ep.
6. Le passage de Servius (Virg. Æn., II, 325) auquel il est fait allusion se lit de la manière suivante dans les manuscrits : Nam et Samothraces horum Penatium antistites Coes (p. suos) vocabant qui postea à Romanis Sallii appellati sunt ; hi enim sacra Deorum Penatium curabant; quos tamen Penates alii Apollinem et Neptunum volunt, alii AsrATAS in Regia posiros tradunt. Au lieu de astatas, qui est une erreur évidente, il faut lire Aastatos ou bien hastas, en modifiant en conséquence la terminaison du part. positos.
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avait dans la Regia d’autres dieux hastati que les hastcæ Martiæ, on ne saurait douter que ces lances dites de Mars n’eussent été originairement les Pénates eux-mêmes, qui, ainsi que Vesta, ontfréquemment sur les monnaies la lance pour symbole.
Il est probable que le nom de Mars n'aura été ultérieurement associé aux lances en question qu’à cause du rapport faussement établi entre ces prétendues armes et le dieu de la guerre. C’est même cette confusion qui paraît avoir contribué à faire attribuer à Mars, dans la Regia, le sanctuaire où étaient déposés ces objets sacrés et qui dépendait du temple de Vesta. Le nom de hasta pura donné aux lances sacrées et l'attribution de ce symbole à des divinités éminemment pacifiques prouvent, du reste, qu’on a affaire ici à quelque chose de tout à fait analogue aux sceptres (oxintoa) et aux lances (couru) honorës par les Grecs *. La lance, comme le sceptre, qui n’était lui-même dans Porigine qu’une véritable hasta pura, avait d’abord ëté uniquement un emblème de virilité, puis d'autorité souveraine et de puissance, ainsi que le dit Festus ?, et c’est pour cela que, après avoir symbolisé les dieux générateurs de la Regia, elle passa comme attribut aux dieux quirites, Janus Quirinus, Mars Quirinus, Juno Curis, etc.
Il nous paraît ressortir de ce qui vient d’être exposé, que les trois javelots aigus, transformés en tiges verdoyantes *, qu'Enée arracha sur le tombeau de Polydore, avaient la même signification symbolique que les sceptra et les dorata grecs, les pieux de bois ou de métal du Latium, et que c’étaient, par conséquent, des Pénates ; d’où
1. D. Pellegrino, Andeutungen über den ursprünglichen Religionsunterschied der rœmischen Patricier und Plebejer, p. 49, 2. Fest. De signif. verborum.
8 . . . . . Hic confixum ferrea texit Telorum seges, et jaculis increvit acutis.
Virg. Æn., II, 25.