‹ Les origines de la religionChapitre 154 sur 219 · VI. — VENUS ÆNEA · texte numérisé non relu

VI. — VENUS ÆNEA

l’on est bien obligé de conclure que la rotonde de Vesta, dont on ne séparait point ces dieux générateurs, n’était elle-même, à l'origine, qu’un tumulus, ce qui explique l'assimilation qui a été faite de cette même Vesta par les synchrétistes aux divinités mères et chthoniennes, Rhéa, Crée, Diane, Cérès, etc.

Après avoir fait à Polydore, autour du tumulus dans lequel « ils venaient de renfermer son âme! », des funérailles pompeuses, les Troyens quittèrent le port d'Énos et les rivages de Thrace, pour se remettre à la recherche de leur Terre promise. Leur première étape, dans la mer Égée, fut l'ile sainte de Delos, où ils furent recus par un roi-pontife, dont le nom seul rappelle la dénomination chthonienne par excellence. Ce roi était Anios, fils de Rhæœo ou Créuse, autrement la « grenade », symbole de la divine mère universelle ?. Anios, qui reconnut un ami dans Anchise, était, par sa Mère, petit-fils de Bacchus Dionysos, un dieu phallique, et il eut de la nymphe Dorippé ou la « cavale à lance » trois filles, Œno, Spermo et Elais, que Bacchus doua du pouvoir de tout changer en vin”, en blé # ou en huile Ÿ, à leur gré, et qui, d’après quelques auqu approvisionnérent à elles seules toute l’armée

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2. En grec boia. Timothée, dans Arnobe, adw. gentes, V, raconte qu'Atys, le bien-aimé de Cybèle, naquit d'une grenade : le sacré fruit érait formé du sang d’Acdestischâtré par Bacchus, et Nana, la fille du roi Sangarius, qui l'avait recueilli dans son sein, en devint grosse et enfanta le malheureux amant de la mère des dieux. , Quant à Nana, c'était aussi le nom de la grande déesse-mère des Elamites, que Josèphe (Ant. Jud., XI, 9, 1) assimile à Artémis et en qui les savants modernes veulent voir la Nani ou Nana de l’Inde dravidienne, la même que Bhavani.

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