E)atov. é
Tzetz. Lyhkophr., 510-583, Étienne de Byz. "Avdpoc.
* grecque durant le siège de Troie. Œno et Spermo, nonobstant le jeu de situation suggéré par les correspondants phonétiques du lexique grec, nous paraissent être, la première une variante de notre dénomination An et la seconde une semence divine. Quant à Elaiïs, il se pourrait très-bien que ce fùt quelque chose d’analogue à l'olivier sacré, dorn &huia !, qu'Athêna aurait planté elle-même sur le haut de l’'Acropole, pour marquer sa prise de possession du pays, et qui n’était réellement qu'un symbole du genre de celui de l’Ascherah sémite, une mère chthonienne souvent figurée sous forme d’un tamarin, en hébreu Ælakh *. | Le père des Œnotropes était, à Délos, grand-prêtre d’Apollon ; mais il est fort présumable, d’après tout ce qui. vient d'être dit, que le sanctuaire desservi par lui, comme» tous ceux du même dieu dans les iles et sur les côtes de Ia mer Égée, en Eubée, en Crète, à Rhodes, à Andros, à Naxos, à Icare, à Chios, à Lesbos, à Lemnos, à Thasos, ce | Samos, à Claros, à Erithrées, à Dydime et jusqu’à Delphes, sur le continent grec, avaient été, antérieurement à l’in= vasion dorienne, des sanctuaires chthoniens. Pour Del phes, entre autres, le fait est certain : avant d’appartenir à Apollon, l’oracle avait d’abord été à la Terre, puis à Thémis et ensuite à Phœbé*. Aussi Euripide le qualifie-
1. Herod, 8, 5,; Hegesias, dans Strabon, 9, 396 ; Pausanias, 1, 26, 6; 27, 2; Hesychius.
2. Juges, chap. VI. — Nul doute que le tamarin (e/u) de Joas, pêre de Gédéon, qui était à Ophraet que le livre des J'uges associe avec un autel de Baal, ne fût une Ascherah. En détruisant l’autel et le bois dont il était entouré, pour y substituer un sanctuaire de Jéhovah, Gédéon obéissait évidemment aux prescriptions du Deutéronome, chap. XII, 2 et 3 : « Détruisez tous les endroits où les païens, que vous aurez suhjuguëés, adorent leurs dieux, soit sur les hautes montagnes ou les coteaux, soit sous les arbres verts. Renversez leurs autels, brisez leurs cippes, brûlez leurs ascherahs. »
3. Eschyle, Euménides, scène Ire, la Pythie devant le temple de Delphes : « A la Terre mes premiers hommages : avant tous les autres dieux, elle rendit ici ses oracles; puis à Thémis, qui remplaca,