Pline, Hist natur., X, 83 M
4. Fragm. conservé par Flavius Josèphe, Antiqg.dJud , VII, 5, 3.
ee. 4 + 49 j
VI. VENUS ÆNEd 223 mon, fit célébrer pour la première fois cette fête au mois de Peritios dans le temple qu’il venait d'élever à Hercule et à Astarté, après avoir démoli les anciens sanctuaires, Ménandre pourrait, en effet, laisser entendre que la fête avait lieu précédemment à une autre époque; mais ce qu'il y a de certain, dans tous les cas, c'est que fête et sacrifice étaient d'origine orientale et se rattachaient, à Tyr, à deux dénominations répondant à celles des divinités ortygiennes Apollon et Artémis.
L'ile sainte de Délos, au centre des Cyclades, suivant l'opinion des anciens !, avait été, antérieurement à l’invasion dorienne, colonisée et habitée par des Cares d’abord et puis par des Phéniciens, qui paraissent s’y être fondus ensemble : il en avait été de même, au reste, pour toutes les îles de la mer Égée. Cette colonisation est attestée par des témoignagos irrécusables ?. Pour Délos, notamment, il ne saurait y avoir le moindre doute à cet égard : « Minos, le plus ancien roi qui se soit créé une marine, dit Thucydide*, étendit son empire sur la plus grande partie de la mer actuellement appelée Hellénique. Il régna sur les Cyclades, colonisa la plupart de ces îles, dont il chassa les Cariens et où il établit pour chefs ses propres fils. > Un peu plus loin *, le même auteur dit encore : « Lorsque, dans le cours de la guerre (celle du Péloponèse), les Athéniens purifièrent Délos Ÿ et que toutes les tombes qui s’y
1. Strabon, à Afloc xt ai mept äurov Kux)dôec.—Pline, Hist. nat. : Et a promontorio Gercæsto circa Delum in orbem sitæ, undé et nomen tramére Cyclades. — Ammien Marcel : Cycladas ideo sic appellatas, quod omnes ambiunt Delum, patriam Deorum insignem.
2. Sam. Bochart, Geographia sacra, de coloniis et sermone Phcœænicum, cap. XII, XIII, XIV et XV. — Movers, Das Phœnizis'he Alterthum, t. II, 2° partie, chap. VI.
Sels.4.