‹ Les origines de la religionChapitre 162 sur 219 · Lajard, Culte de Mithra , pl. LIL, n · texte numérisé non relu

Lajard, Culte de Mithra , pl. LIL, n

8. Astarté, en courant le monde, trou ya une l'étoile tombée du ciel et elle la consacra « dans l’île ire de Tyr. » Sanchoniaton, p. 36. Il est évident que l’abréviateur grec à joué ici sur le mot Aschtheranh, qu'il a assimilé à un mot de sa langue, asteria, comme l'ont fait, du reste, tous ses compatriotes, qui, trompés par l'assonance et par le côté planétaire de la Vénus orientale, n’ont vu, dans l'ile flottante d se de qu'un astre tombé du ciel.

On a vu plus haut qu'Ischtar était la même que Zerfanit, la

Se mère de Dilvun.

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partiennent bien effectivement au chthonisme oriental énéen. d | En quittant la reine des Cyclades, Énée et les Troyens, croyant obéir à un oracle d’Apollon, qui leur avait promis un établissement et l’empire dans le pays même d’où leurs ancêtres étaient originaires, firent voile vers l'île de Crète. Le vieil Anchise, se rappelant d'anciennes traditions,

.... . Veterum volvens monumenta virorum, donna cette interprétation de l’oracle :

Audite, o proceres, ait, et spes discite vestras, Creta Jovis magni medio jacet insula ponto, Mons Idæus ubi et gentis cunabula nostræ :

Centum urbes habitant magnas, uberrima regna; Maximus unde pater, si rite audita recordor, Teucrus Rhæœteas primum est advectus ad oras, Optavitque locum regno : nondum Ilium, et arces Pergameæ steterant ; habitabant vallibus imis. Hinc mater cultrix Cybele, Corybantiaque æra, Idæumque nemus : hinc fida silentia sacris,

Et juncti currum dominæ subiere leones!.

« Ecoutez, chefs troyens, dit-il, et apprenez ce que vous avez à espérer. Au milieu des mers est l’île de Crète, patrie du grand Jupiter : là se trouve le mont Ida, berceau de notre race; là cent villes puissantes et de riches états?. C’est de là, si ma mémoire est fidèle, que Teucer, notre aïeul, vint aborder aux rivages Rhætéens, où il fonda une colonie. Ilium et la citadelle de Pergame n’existaient pas encore, et les immigrants habitaient le fond des vallées. C’est de là que sont venus le culte de Cybêle, l’airain retentissant des Corybantes et le bois sacré de l’Ida, et les mystères silencieux de la déesse, et les Lions attelés à son char. »

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