‹ Les origines de la religionChapitre 163 sur 219 · En., III · texte numérisé non relu

En., III

2. Homère, Odyssée, XIX, 173, avait dit avant Virgile : Koñtn vis yat” Éott pésw évi oivont novrw, xadn ai nietpa, mepipévroc, év d'évbpwroi modo, &mernéciot, xAÙ ÉVVAXOVTA MOÂNEC,

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x DE YEN) LES ORIGINES DE LA RELIGION

Ces souvenirs, que Virgile n’a pointinventés,n’identifient pas seulement la Grande Mère divine de l’Ida crétois à celle de l’Ida phrygien ; ils reportent tout à fait en Orient, où nous trouvons, sous les noms d'Om-An ou Mére-An et d'Anna, Anath, Anahid, Anaïtis, le type originel de la Cybèle d'Énée. L’airain retentissant des Corybantes, le bois sacré idéen, les lions attelés au char de la déesse, dont il est question dans les vers qui précèdent, suffiraient, à eux seuls, pour faire reconnaitre à première vue dans cette Cybèle la mère chthonienne orientale, traînée elle aussi par des lions, et dont nous avons rappelé ailleurs les courses au son du tympanum. D’autres traits complètent la ressemblance. Quoique le nom d’Ida figure dans le lexique grec comme dénominatif de forêt montagneuse, en général, et que, dans Hérodote, notamment, il désigne le « bois ‘», nous croyons, malgré l’autorité de savants distingués comme MM. Alfred Maury * et Preller ?, que cette signification est étrangère à l’Ida de l’île de Crète et à l’Ida de Phrygie. Dans l’un et l’autre cas, c’est bien d’une main qu'il s’agit : le mont Ida, du sémitique Zd, qui signifie « main », est, dans la circonstance, un correspondant exact du tertre ou tumulus transformé en pyramide et devenant la tour à étages dite de la main d’Anu, à Babylone, tour à la base de laquelle, dans les profondeurs mêmes du sol, était le sanctuaire de la Grande Mère divine, Belit, Ischtar, Mulidit, tout autant de variantes qualificatives de l’idée contenue dans An. C’est à cette tour, devenue phallique par suite de la transformation de la pyramide originairement féminine en symbole de virilité ou, pour parler peut-être plus exactement, par suite de la division des deux sexes, la tour proprement dite prenant le caractère

LAVE AIO ANEERTELS EVE N2ST 2. Hist. des religions de la Grèce, t. I, p. 79. 3. Griechische Mythologie, t. I, p. 503.

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