‹ Les origines de la religionChapitre 173 sur 219 · SE · texte numérisé non relu

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VII. — ANNA-DIDON Le 241 tique ; rien n'empêche, dés lors, de rattacher le mot, soit au radical seraph, qui signifie « serpent » et a fourni de pluriel « Seraphim », divinités ophiques dans le principe *, soit au radical f{heraph, d'où a été formé le pluriel Theraphim. Or, de même que le seraph ou « serpent », les Theraphim étaient des divinités gardiennes de la vie, divinités thérapeutiques, pour me servir d’un terme en apparence de même origine *, et en même temps phalliques, c’est-à-dire de véritables pénates gardiens du foyer et de la famille. II y aurait donc tout à la fois, dans ce nom de Drépane, une association du phalle, des pénates et du serpent, et comme, d'autre part, le vieux Baal couschito-sémite, le même que Cronos ou Saturne, était, lui aussi, sous sa forme de Soumourbel, le type des divinités ophiques, il ne serait pas impossible que l'endroit où Pausanias raconte que Cronos jeta son drepanon, — un simple jeu de mots, ainsi que nous venons de le dire, — ne fût précisément un de ces tumuli auxquels s’associaient le phalle, le serpent et les pénates, et qui portaient, en Sicile, lenom de tombeaux de Saturne, peut-être même le tumulus que Virgile a eu en vue dans la os précitée du V° chant de son Énéide. Dans ces données, si l’on tient compte de ce qui a été dit au chapitre V de cet ouvrage, à savoir que, en une foule de cas, les Couschito-Sémites substituëèrent à la dénomination An ou An-Ki, qui était étrangère àleur langue, celle de leur dieu le plus généralisé, Ilou, El, Bel et Baal, dont on sait que les Grecs firent Cronos et les Latins Saturne, peut-être aura-t-on la clef de la double appellation de tombeau d’ AGIUSe et tombeau de Saturne ou Cronos qui au-

rait désigné le tumulus dont il s’agit 1c1.

La Vénus d’ Éry x, dans ce même pays des Élymes, nous

1. D'après Gésénius, les Séraphim étaient des figures à tête de serpent. | DIN = grec Ocparsdw, guérir, médicamenter

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